La carte mère ne possède pas de mémoire RAM intégrée, mais elle dispose de deux emplacements pour l'installation de cartes mémoires RAM appelées "R/W Storage". L'emplacement situé proche des slots d'extension périphériques est réservé à la mémoire de base, l'emplacement situé proche du connecteur d'alimentation est destiné à recevoir l'extension mémoire supplémentaire.

La carte mémoire RAM de 64Ko.
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BUS d'EXTENSION MEMOIRE PRIMAIRE (BASE R/W)
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BUS d'EXTENSION MEMOIRE SECONDAIRE (FEATURE R/W)
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A l'instard des micro-ordinateurs Apple II ou le TRS-80, des connecteur permettant l'ajout de cartes électroniques étendant ses possibilités ou capacités. Ces connecteurs sont au nombre de quatre.

La carte contrôleur de disquettes 8"
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BUS d'EXTENSION de PERIPHERIQUES (X4)
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Par la suite, les développeurs remprendront en grande partie du bus d'extension du 5322/24 pour concevoir celui de l'IBM 5150. Au rang des différences: les broches #A12 à #A15 correspondront respectivement au bus d'adresses A16 A19, la broche #B4 à IRQ2, la broche #B6 à DRQ2, la broche #B10 à la masse, la broche #B19 à -REFRESH, la broche #B20 à CLK, les broches #B21, #B22 et #B24 correspondront respectivement à IRQ7, IRQ5 et IRQ4, et enfin la broche #B26 à DMA Acknoledge 2.
Distribution des tensions d'alimentation et catactéristiques des fusbles

Les broches d'alimentation entourées de vert sont destinées aux lecteurs de disquettes.



La tôle poncée est repeinte en noir satin. Les touches sont bien revenues mais je pense pouvoir faire mieux encore.

Réassemblage et collage des cinq débrits de la patte de fixation, tous retrouvés au fond du châssis.. sauf un minuscule fragment (emplacement visible sur la photographie)

Moniteur... comme neuf :-)


Ce cher Datamaster 5322, stocké dans un ancien atelier, quelques instants avant son voyage pour sa nouvelle maison


Beaucoup de poussier à l'ouverture du capot mais rien de surpenant après toutes ces années de stockage. Ce qui l'est plus est que cette poussière est très grasse. Je note des traces d'oxydation sur la carte contrôleur de disquettes et le connecteur vidéo.


L'oxydation a manifestement couché plusiers connecteurs...


L'une des pattes de fixation du capôt est cassée...Mais chose étonnante (et heureuse), j'ai retrouvé au fond du chassis la totalité des débrits qui la compose.

Une bonne suprise, la plage support metallique est saine :)

Le clavier aura besoin d'un nettoyage en profondeur. Au niveau des touches, sous les touches ainsi qu'au niveau du PCB capacitif car le dépôt gras que j'avais constaté sur la carte mère s'est également invité sous la mécanique des touches.


Son ancien propriétaire m'a informé que le bloc d'alimentation électrique est HS. Je commence par un bon nettoyage puis procéde au diagnostic. Au final, quelques condensateurs à remplacer, une remise en état de soudures sur les broches d'un régulateur de tension type LM338 et l'alimentation fournit toutes ces tensions électrique et de façon stable. Finalement rien de bien méchant.
Zoom sur la carte contrôleur de disquettes.

Le chasis métalique est complètement corrodé et la mousse s'est complètement désagrégée.

Pour commencer, un nettoyage de surface des touches du clavier puis une analyse de l'étendue de la corrosion qui devra être traitée. Le chassis subira un poncage avant un passage en peinture.

La révision complète du bloc d'alimentation, le nettoyage de la carte mère, de la carte CRT, du tube, des cartes additionnelles, la recherche d'éventuels courts-circuits sont terminés. Je peux donc me lancer...Premère mise sous tension.
A noter que pour ce premier test je n'ai pas réinstallé la carte contrôleur de disquettes, les lecteurs de disquettes 8" ainsi que le clavier car non nécessaires à ce stade. J'allume l'interrupteur arrière et bascule celui de façace vers le haut et.... rien si ce n'est un petit bruit caractéristique du fusible que l'on vient de satelliser. Vérification de l'alimentation, remplacerment du malheureux fusible de la ligne +5V. Le fautif? La carte RAM sur lequel un condensateur tantale n'a pas vraiment pas suporté le réveil... Une panne bien classique sur nos chères vieilleries. Je remplace le défunt, remonte le tout et procède à nouveau aux vérifications habituelles des éléments avant toute mise sous tension. Je bascule l'interrupteur et...

Joie! Ce premier affichage me rassure pas mal: L'image est stable et j'ai déjà des éléments à l'écran qui m'indiquent que l'ordinateur procède aux tests que l'on attend normalement sur un 5322 à sa mise sous tension. Par contre, le tout est illisible. Le coupable désigné: La ROM Générateur de caractères. Pour la petite histoire, le moniteur s'éteindra brutalement après quelques petites minutes de fonctionnement... Une réparation de plus à ajouter à la liste ^_^
Une fois de plus, j'ai dû remplacer des condensateurs, deux radiaux 470uf et 1000uf ainsi que le fusible de protection (800mA 250V). Depuis, le moniteur fonctionne à nouveaux.
La ROM Générateur de caractère (référence IBM: 6842372) a été remplacée par une EPROM 2764. Pour cela j'ai créé un adaptateur (2364 vers 2764), voir la page dédiée.
Et voilà le résultat :)


A: Modules ROS (ensemble de ROM)
B: Contrôleur d'affichage CRT Intel 8275
C: ROM générateur de caractères
D: Récepteur/Transmetteur Synchrone/Asynchrone universel (USART) Intel 8251A
E: Interface programmable (PPI) Intel 8255
F: Connecteur sonde logique (diagnostics)
G: Connecteur clavier
H: Connecteur vidéo 24 broches
I: Cavalier de configuration de la mémoire RAM embarquée
J: Interface programmable (PPI) Intel 8255
K: Timer programmable Intel 8253-5
L: Contrôleur DMA Intel 8257
M: Interface programmable (PPI) Intel 8255
N: Contrôleur d'interruptions Intel 8259
O: Cavaliers de sélection du pays
P: Cavaliers réservés au support IBM
Q: Slots d'extensions
R: Connecteur Imprimante
S: Slots d'extension mémoire RAM (slot de droite réservé à la prémière mémoire de base)
T: Connecteur d'alimentation, fournissant les tensions +5V, -5V, +12V et -12V ainsi que le signal "Power Good"
U: Contrôleur mémoire DRAM Intel 8203
V: CPU Intel 8085
Tous les composants de seconde source utilisés par la firme IBM sont rebadgés selon une nomenclature interne. Par exemple les contrôleurs mémoire DRAM Intel 8203, d'interruptions Intel 8259 et le CPU 8085 portent respectivement les références 4481775, 4178623 et 4178615... pratique pour la maintenance :(
Assignation des broches du connecteur d'alimentation:

Note: La broche située en haut à droite n'est pas connectée.

Voici un exemple de réalisation d'une carte sonde simple qui nécessite 2 74LS04, 8 LED,2 condensateur 100nF (104), 8 résistances, 1 connecteur femelle 14 broches de type Header à rangée unique, et 1 petite carte de prototypage.
Connecteur 74LS04 LED Résistance
1 ------------|>o------|<|--------www-----o----- +5V 74LS04 x 2
2 ------------|>o------|<|--------www-----|
3 ------------|>o------|<|--------www-----| Broche #7---------,
4 ------------|>o------|<|--------www-----| |
5 ------------|>o------|<|--------www-----| = 100nf
6 ------------|>o------|<|--------www-----| |
7 ------------|>o------|<|--------www-----| Broche#14 --------'
8 ------------|>o------|<|--------www-----'
9 (non utilisé)
10 (non utilisé)
11 -----------o----- MASSE (GND)
12 -----------'
13 -----------o----- +5V
14 -----------'
Note 1: Un connecteur 1x14 broches permettra à la carte de s'enficher simultanément sur les deux connecteurs de sonde.
Note 2: La valeur ohmique des résistances dépendra de la couleur de la LED choisie. Exemple de valeurs: Rouge= 680, Jaune=620, Verte=560
Cette carte sonde est une version améliorée de celle réalisée par https://bitspassats.com que je remercie :)
Les Scan codes restent les même, quelle que soit la localisation du clavier, qu'il soit français, anglais, allemand, belge, ...

Le développement du Datamaster 5322 débute en 1978, mais s’avère long et sinueux, freiné par les revirements stratégiques de la direction d'IBM. Pourtant, un objectif commun réunie l’équipe : imposer cet ordinateur sur le marché en pleine effervescence des petites entreprises – un secteur en plein expansion, déjà disputé par des acteurs tels qu’Apple, Tandy, Commodore mais également par toute une vague d'autres constructeurs répondant au standard CP/M.
L’entreprise opère alors un virage sans précédent : pour la première fois, un micro-ordinateur IBM intégrera des composants clés issus de fournisseurs extérieurs. Ce choix marque une véritable révolution pour la firme, rompant avec sa tradition d’autosuffisance technologique. Ce changement de cap n’est pas anodin : il s’inscrit dans le sillage des critiques violentes dont IBM fait l’objet depuis la fin des années 1960, accusée d’abuser de sa position dominante et dans la volonté de développer rapidement l'ordinateur car concevoir ses propres composants est un processus très lent chez IBM. En adoptant une méthode de conception inspirée de ses concurrents, IBM amorce ainsi une ouverture stratégique, à la fois contrainte et calculée.
Ce 5322 vient remplacer l'IBM 5120 dont il reprend le design extérieur ainsi que sa philosophie: un ordinateur facile d'utilisation, à un prix accessible (9500 USD tout de même) et prêt à l'emploi sous peu que l'on dépense quelques milliers de dollars supplélentaires: 2200 USD pour le traitement de texte et pas moins pour le traitement de données. Une consolation: Le langage de programmation BASIC est intégré à l'ordinateur sous forme de ROM. IBM accompagne le Datamaster d'une documentation claire et abondante pour aider l’utilisateur dans la maîtrise des outils mis à disposition. IBM propose même un service d'aide par téléphone, nommé "Alo 23" où des spécialistes répondent aux questions liées au logiciel comme le matériel.
Sa commercialisation débute enfin en 1981, une année particulière pour ce Datamaster car personne chez IBM ne se doute qu'elle va sceller l'avenir de l'ordinateur. Car dans le but obsessionnel de freiner la concurrence, la marque sort la même année un autre appareil dans sa gamme semi-professionnelle, l'IBM 5150. Toutefois les dirigeants accordent une confiance limitée et peu d'avenir à celui que tout le monde informatique nomme déjà "PC". "Tout au plus en vendrons nous 250.000 unités durant toute sa durée de vie commerciale" prédisent-ils. Et pourtant... Nous connaissons la suite: le PC devient rapidement un standard industriel, un rouleau compresseur qui va balailler (presque) tout sur son passage en s'imposant dans les entreprises, les administrations, et enfin dans les foyers quelques années plus tard. Comme bien d'autres micro-ordinateurs, le Datamaster n'y survit pas. Il tire sa révérence en 1985.
Description générale
Le Datamaster est un microordinateur massif de près de 60Kg, au format monobloc de 45 x 57 x74 cm, comprenant à la fois l'unité centrale, l'écran, les supports de stockage ainsi que l'alimentation électrique. L'utilisateur profite ainsi d'un système prêt à l'usage dès sa sortie du carton. Encore faut-il pouvoir l'en sortir... Il faudra bien s'aider d'une personne pour soulever ce 5322. L'ensemble est très robuste comme il est d'usage pour les produits IBM.
Côté clavier, la sensation ressentie à l'appui des touches est très agréable. Et pour cause: Une mécanique de type "Buckling spring", des contacts de type capacitif, deux caractéristiques qui seront par la suite reprises sur le clavier l'IBM 5150, considéré comme l'un des meilleurs claviers jamais réalisés.
L'écran affiche 24 lignes de texte sur 80 colonnes dans diagonale de visualisation de 9". La qualité est une fois de plus au rendez-vous, l'image est stable et nette et la luminosité est modulable grâce à un potentiomètre. On pourra cependant reprocher une très forte rémanence du tube monochrome à phosphore vert.
Impossible de ne pas les remarquer: les supports de stockage. L'ordinateur embarque jusqu'à deux énormes lecteurs de disquettes 8" offrant chacun une capacité de stockage allant jusqu'à 1.2Mo. Tout de même.
Énorme toujours: le bloc d'alimentation. Il fournit les tensions +12v,-12V,+5V,-5V nécessaires à la partie logique et une tension de +24v pour alimenter les moteurs des lecteurs de disquettes. Le Datamaster est équipé de deux interrupteurs à bascule. Un en façade et un second à l'arrière près de la prise d'alimentation électrique, une sécurité.
La carte mère est architecturée autour du microprocesseur Intel 8085 qui est un dérivé plus rapide du 8080A avec lequel il est 100% compatible logiciel. Et tout comme ce dernier, le bus de données est de 8 bits. Bien que cadencé à 6.144 MHz la fréquence de travail est divisée en interne pour tomber à 3.03MHz). Avec une largeur de bus de données de 16bits, il peut adresser jusqu’à 64Ko de mémoire.
Cependant le 8085 doit passer par des opérations de LATCH pendant ses cycles pour accéder aux adresses AD0-AD7 puis AD8-AD15). Au rang des atouts: le 8085 intègre son propre générateur d'horloge ansi que le diviseur de fréquence, des instructions supplémentaires notament dans la gestion des interruptions mais également un port E/S série simplifié. Et chose non négligeable, sa consommation électrique est réduite. En effet, une unique source +5V suffit à son fonctionnement alors que le 8080 en requiers plusieurs (+12V, +5V et -5V).
On retrouve ce 8085 dans d'autres micro-ordinateurs tels que le Micral Portal (1980), le Matra Alcyane A6 ou le Tandy TRS-80 Model 100 (1983) mais son utilisation la plus remarquable et sur la carte de contrôle du rover Mars PathFinder dans sa version basse consommation.
La mémoire vive est de 32Ko dans la configuration minimale du 5322, elle peut être étendue jusqu'à 128Ko. Cette profusion de mémoire n'est pas directement accessible par le 8085, pour arriver à ses fins, le système utilise une classique technique de pagination.
La mémoire morte, nommée ROS se compose d'un ensemble des PROM contenant l'interpréteur BASIC, les routines de test et de contrôle des composants du système.
Pour communiquer avec le monde extérieur, le 5322 a quelque cartes en main: En configuration standard, il dispose d'un unique port réservé à l'imprimante IBM 5241 (vitesse d'impression: 80 caractères par seconde ) ou IBM 5242 (vitesse doublée). Mais en interne six connecteurs d'extensions viennent compléter . Deux plus courts que les autres sont réservés à l'installation de cartes mémoire RAM pour un total de 32Ko à 128Ko.Les quatre autres connecteurs permettent l'installation de:
- Carte contrôleur de disquettes
- Carte contrôleur de disque dur type 5247, un disque dur réseau qui est en fait un ordinateur à lui tout seul équipé d'un disque.
- Carte de traitement de texte.
- Carte de mise jour du système, contenant un outil de diagnostic et de programmation des PROMS intégrées à la carte mère. Réservée au support IBM.
IBM commercialisera peu de cartes d'extensions. Notons l'absence de carte réseau permentant à un ou plusieurs posts de communiquer ensemble.
Notons également l’existence de l'unité de disquettes IBM 5246 incluant deux lecteurs de disquettes 8" d'une capacité de 1Mo par disquette. Jusqu'à deux 5322 peuvent être connectés au 5246, à condition que ce dernier soit équipé d'un second port (optionnel)
Le 5322 ne disposant pas de système d'exploitation, l'interpréteur BASIC se lance directement à la mise sous tension, il affiche le message "READY INPUTpour indiquer qu'il est prêt pour la saisie.
Au final, ce Datamaster 5322 en impose, dans tous les sens du terme. Et puis, j'ai toujours eu une attirance pour les micro-ordinateurs monoblocs, Mon cher Macintosh 128 avec ses déclinaisons et mon Lisa en sont tous témoins :-)