Quelques articles de presses réunis.

« TEXAAAAAAAS, ton univers impitoya-a-ble! »

 

Hebdogiciel N°55, 2 Novembre 1984

 

« Texas Instruments TI-99/4A: La souplesse »

 

TELESOFT, Septembre-Octobre 1983

 

« La Séduction selon Texas »

 

MICRO 7, N°1 Décembre - Janvier 1982 -1983

 

« TI-99/4A cher ordinateur »

 

Francis Rousseau - Votre Ordinateur N°1 Septembre-Octobre 1983

 

« TI 99/4: galop d'essai »

 

Ordinateur Individuel, N°10 Septembre 1979

 

« Une offensive Texas tout azimut? »

 

Ordinateur Individuel, N°46 Mars 1983

 

« Texas s'amuse... »

 

TILT N°1, Septembre - Octobre 1982

 

« TI 99/4A »

 

TILT, Hors-série Novembre 1985

 

« TI 99/4A regrets éternels »

 

TILT, Hors-série N°12

 

« TI 99/4A: de plus en plus joueur! »

 

TILT N°41983

 

« L'ordinateur Familial TI 99/4A de Texas »

 

Micro-Ordinateurs, N°1 - Avril 1982

 

« Le TI-99/4A au banc d'essai »

 

L'Ordinateur Individuel 124 n° 43 Décembre 82

 

« L'ordinateur TEXAS TI 99/4A »

 

Guide Video jeux - Horizon 2020 - Brea Editions 1983

 

« Texas: Demandez le programme »

 

TILT N°2

 

 

 

 

TEXAAAAAAAS, ton univers impitoya-a-ble! (1)

PROBLEMES
Savez-vous, chers fanatiques de l'Ordinateur Texas Instruments TI 99 /4A, que vous posez bien des problèmes aux fabricants, importateurs, distributeurs et autres revendeurs de matériel informatique. Qu'ils s'occupent de soft ou de hard, ils ne savent pas où ils vont avec vous! Reprenons l'histoire de cette petite machine qui a envahie plusieurs dizaines de milliers de foyers français, nous reviendrons à leurs problèmes plus loin.
C'est en 1982 - il n'y a même pas deux ans- que sont apparues les premières consoles: présentées dans les grands magasins, elles sortaient des boutiques spécialisées pour monter leurs possibilités à un public qui ne connaissait que les consoles de jeu et qui se demandaient à quoi pouvait bien servir le clavier de ces drôles de machines. Une bonne politique de publicité et une équipe de vente efficace faisaient le reste : le développement de la micro-informatique en France doit beaucoup à Texas. Aux Etats-Unis, le marché de la micro avait, comme d'habitude, une avance considérable et, alors que nous n'en étions qu'à la période de découverte, les américains étaient déjà en train de se livrer des batailles mémorables sur ce nouveau champ de bataille commercial. Jack Tramiel, grand chef de Commodore, avait juré d'avoir la peau de Texas et c'est à la fin de 1983, après une gigantesque bataille sur les prix, qu'il accrochait le scalp du chef TI à sa ceinture. Conséquence immédiate: un bradage de prix pas possible pour sauver les meubles qui permet aux petits français de récupérer des consoles TI 99 à 1000 francs contre 3000 francs un an plus tôt ou 2400 la veille, la bonne affaire!
83.000 ORDINATEURS
Les campagnes de publicité, y compris celles pour la télévision, étant prévues de longue date, on se retrouve dans une situation fantastique: une promotion publicitaire à l'image du succès qu'aurait du être le TI 99 /4A au prix fort mais avec un prix de matériel sans marque vendu généralement sans aucun support publicitaire. Autrement dit, le consommateur aurait du payer la publicité, la promotion et la force de vente et il ne paye qu'un tiers du prix prévu. Conséquence: pendant les deux derniers mois de l'année 1983, le parc des machines passe de 17.000 à 83.000 en France, et ne parlons pas des USA où il monte jusqu'à 3.5 millions de consoles!
VRAIS UTILISATEURS.
Et, en plus, ces consoles sont réellement utilisées par leurs propriétaires: ayant peur de ne plus trouver de produit pour leur machine, ils raflent dès leur sortie tous les périphériques et tous les logiciels. Ils continuent d'ailleurs encore maintenant, un an après que la fabrication soit arrêtée. La ruée récente sur les modules de Basic étendu de la RAC, sur les Atarisofts ou encore le succès des logiciels d'Epsilon Software en sont la preuve.
QUE FAIRE?
Alors les problèmes des vendeurs dont nous parlions tout à l'heure, quels sont-ils? Il y a trois sortes de personnages avec chacun des problèmes différents. D'abord ceux qui ont dit dès fin 83:" Texas c'est foutu. Je laisse tomber !" Ceux là se mordent les doigts de ne pas avoir continué à s'occuper de cette clientèle qui est toujours celle qui achète le plus et qui n'a pas l'air de vouloir laisser tomber son matériel.
Ensuite, il y a ceux qui ont continué a s'en occuper et qui ont toutes les peines du monde à trouver du matériel. Ils ont été récompensés de leurs efforts par une fidélité de la clientèle et un chiffre d'affaire en conséquence. Leur problème est à présent de trouver de nouveaux matériels et logiciels pour satisfaire ce clients.
Enfin, la troisième catégorie et constituée de ceux qui espèrent depuis un an que les possesseurs de Texas se débarrassent de leur machine pour venir enfin acheter un autre ordinateur chez eux. C'est sans compter sur la solidité de la bête et sur son Basic étendu qui est probablement le plus beau Basic qui ait jamais été fabriqué (Si, si, j'insiste: le plus beau, le mieux foutu et le plus complet n'en déplaise à Mister Microsoft. Qui peut se vanter d'avoir une programmation structurée en Basic aussi efficace?)
MAUVAISE NOUVELLE
D'après des sources d'information généralement mal informées, un méchant constructeur de Hong-Kong a récemment racheté la licence du TI 99 et s'apprête a refabriquer la même machine. Que vont donc faire les trois personnages dont nous parlions tout à l'heure, surtout le troisième?
L'avenir nous le dira.......
NOUVEAUTES POUR TEXAS
A part un logiciel éducatif d'Hatier et Solar System d'Epsilon Software qui ne sont d'ailleurs pas si nouveau que ça: rien de prévu pour l'instant, même l'infâme JR (2) prépare sûrement un nouveau coup!
(Message personnel : grouillez-vous les filles, il est Mercredi, ça commence à huit heure et demi!)

  10 CALL CLEAR
  20 CALL FIN
  30 END
  40 SUB FIN
  50 PRINT "SALUT"
  60 SUBEND

(1) Sur l'air du feuilleton "Dallas",évidement.
(2) JR = Jaune riant, évidement.

© Hebdogiciel N°55, 2 Novembre 1984

 

TEXAS INSTRUMENTS TI-99/4A:
LA SOUPLESSE

Le premier micro ordinateur domestique à posséder un microprocesseur 16 bits. Une innovation importante qui a permis au TI-99 d'occuper, par sa rapidité et sa commodité d'utilisation, une place de choix dans sa catégorie.
Le clavier est classique, style machine à écrire. On peur lui reprocher toutefois une certaine fragilité à la longue. Un logement à sa gauche permet d'utiliser des cartouches ROM, qui contiennent entre 6 et 30 Ko de mémoire. Une option qui rappelle directement celle d'Atari.
Le basic est l'un des plus complets qui existe, il occupe la bagatelle de 24K ! Il permet de nombreuses manipulations graphiques (couleurs, dessins, redéfinition des caractères, animations) avec une certaine facilité. Attention! il ne s'agit pas du Basic résident présent à l'achat, mais d'une option supplémentaire... On pourra aussi programmer en Pascal, Logo, ou Assembleur.
Les graphiques sont superbes, avec 16 couleurs simultanées, 256 pixels sur 192.
On notera qu'il faut des interfaces pour brancher des manettes de jeu, ou une unité de disquettes: Dommage, car le prix de départ du TI-99, pourtant très bas, s'en trouve très alourdi!
On devrait disposer en France, au début de l'année prochaine, un synthétiseur de voix.
Un bon micro domestique, qui pourrait profiter davantage de sa structure particulière. Les logiciels de jeu sont remarquables dans l'ensemble.
Caractéristiques techniques :
Microprocesseur 9900, 16 bits
ROM 26 K
RAM 16 ou 48Ko
Langages: Basic, Pascal, Logo, Assembleur, Basic Etendu
Clavier : calculatrice 48 touches
Visualisation : TV couleur, moniteur
Texte: 32c X 24 lignes
Graphisme : 256 X192 points
Couleurs : 16
Périphériques: joysticks, magnétophone, disque avec interface
Prix approx. : 2290 F TTC
Distributeur :
Texas Instruments France

© TELESOFT, Septembre-Octobre 1983

 

MICROTEST

LA SEDUCTION SELON TEXAS

Texas Instruments s'est fait une réputation dans les calculettes et calculatrices programmables (scientifiques ou financières). Les familles commencent à connaître la série des jeux éducatifs :" La dictée magique" ou "Les maths magiques". Que nous réserve la nouvelle génération? Une belle ligne et une silhouette parfaite. Une sensibilité certaine alliée à des qualités évidentes. Souple de caractère, elle sait tout faire: secrétaire au bureau, compagne de jeux.

Cette machine belle est simple ne s'adresse pas aux seuls experts; elle a été conçue pour tous ceux qui souhaitent découvrir un nouveau monde.
Le constructeur a voulu réaliser ici un véritable bijou grand public, un outil facilement utilisable, aussi bien par les enfants que par les adultes, et qui, de plus, offre de très bonnes performances pour un prix public inférieur à 3550 F.
La machine se compose (dans sa présentation de base) d'une console avec un clavier identique à celui d'une machine à écrire. Elle se branche directement sur n'importe quel téléviseur couleur muni d'une prise péri-télévision (standard obligatoire en France depuis le 1er janvier 1980). Tel quel, l'ensemble est programmable en Basic. L'utilisation de programmes standards se fait grâce à des modules enfichables, dont l'accès est immédiat. Toutes les informations nécessaires pour utiliser le programme apparaissent à l'écran.
Son clavier de 48 touches comporte 15 touches de fonction préprogrammées et 31 touches de fonction programmables avec minuscules, majuscules, verrouillage alphanumérique et répétition automatique. Un générateur de sons sur 5 octaves (3 sons simultanés) et un générateur de bruits modulables hertz par hertz de 110 à 20 KHz sont intégrés dans la console.
L'utilisation d'un écran de télévision assure sans réglage une image de qualité. Elle est définie sur 24 lignes X 32 colonnes en 16 couleurs programmables directement; chaque signe est représenté par 8 X 8 points. Ceci autorise la réalisation d'images d'une très grande qualité graphique sur une matrice de 192 X 256 points, chacun de ces points pouvant être "adressés" séparément à l'aide de certains langages.
L'utilisateur a ainsi la possibilité de programmer en Basic (Texas Instruments il est vrai) mais il est possible d'utiliser, sous certaines configuration, le Basic-étendu, l'Assembleur, l'UCSD Pascal et le TI Logo, langage cher à Signoun Papert (centre mondial de l'informatique).
Un autre périphérique, simple et bien connu, le magnétophone à cassette peut être connecté à cet ordinateur familial. Il se branche directement par l'intermédiaire d'un câble spécial. La console possède une prise de raccordement pour deux magnétophones à cassette et une prise pour les manettes de commande (jeux). De nombreux périphériques sont utilisables avec la machine.
Par l'intermédiaire de la boîte d'extension périphérique munie d'une carte de liaison à l'ordinateur, on peut ajouter un système de mémoire supplémentaire sur disquettes. Celui-ci accepte jusqu'a trois unités de disquettes. Ce sont des disquettes 5"1/4 simple face, simple densité d'une capacité de 110 Kilo-octets.
Des disquettes double face sont prévues très prochainement.
Il est aussi possible, avec le synthétiseur de parole, d'intégrer dans les programmes (en TI Basic) la voix synthétique. Ce Synthétiseur possède une bibliothèque de 300 mots.
Une interface RS-232 résout également les problèmes de connexion pour une imprimante de 80 caractères par ligne, un modem, une table traçante et bien d'autres choses encore. Il existe également une mini-mémoire sous la forme de "Solid State Software" (module). Une petite pile d'une autonomie d'environ 2 ans permet la mémorisation de vos programmes sur le module.
Côté utilisation, de nombreux programmes sont déjà disponibles et constituent une importante bibliothèque. Dans les domaines aussi variés que l'éducation, l'organisation, les loisirs (voir les fiches des logiciels).
Avec cet ordinateur familial, Texas Instruments souhaite mettre l'éducation et la philosophie informatique à la portée de tous.
L'utilisation du TI-99/4A ne nécessite aucune connaissance préalable. Aucun besoin d'assimiler un manuel complexe, la machine guide l'utilisateur pour qu'il effectue les démarches nécessaires. Pour les enfants, elle possède une caractéristique: le langage Texas Instruments Logo.
Depuis 1980 sur le marché américain, le TI 99/4A est à l'origine de la création de nombreux clubs d'utilisateurs passionnés par les spécificités de cet ordinateur familial et qui sont prêt à échanger des programmes. En France le club TIGRE 99 assure la liaison avec les autres clubs étrangers (24, rue du 14 juillet 94270 - Kremlin Bicêtre - Tél. : (1) 670.67.24.)

______________________
Un choix de logiciels
______________________

Les logiciels conçus par Texas Instruments se présentent sous trois formats différents.
- Les modules "Solid State Software" s'enfichent directement dur l'appareil, rendant ainsi nuls les problèmes de chargement.
- Les disquettes peuvent être lues par un ou plusieurs lecteurs. Cependant, à la configuration de base, doit être ajouté le boîtier d'extension périphérique.
- Les cassettes standard permettent de lire ou d'enregistrer vos programmes.

© MICRO7, N°1 Décembre - Janvier 1982 -1983

 

TI 99/4A
CHER ORDINATEUR

Dire du vieux TI 99/4A qu'il est démodé serait mal le connaître. Facile d'accès en version de base pour les débutants, il a des possibilités d'extension qui pourraient le faire qualifier d'ordinateur caméléon.

Facilité d'utilisation  * * *      Rapport Qualité Prix * * * *
Possibilité d'extension * * * *        Capacité technique  * * *
Graphisme * * * *       (en standard)

Clavier de type Qwerty pour la version de base, avec touches à répétition et touches de fonctions. Sur la droite de la console, une aire est aménagée pour la réception de cartouches enfichables.
Pas de cassettes à charger pour commencer à programmer, ni de manipulation extravagante à opérer pour accéder au Basic, simple d'approche. Juste le bouton d'alimentation à pousser, mais un volumineux boîtier secteur à brancher et une interface vidéo, pour possesseurs de téléviseurs équipés d'une prise Péritel. Le tout pour une somme variant entre 2 200 et 2 900 FF.
Si l'on n'a guère le goût de la programmation, on achètera sa première cartouche et l'on pourra, selon son choix, jouer ou gérer son budget, les adresses de ses amis, son compte en banque, sans qu'il soit besoin d'investir des fortunes. La programmathèque est vaste, mais la présentation des cartouches dans de grandes boîtes en carton n'est pas des plus pratiques.
Voyons maintenant le TI en sous-vêtements : entendez par là qu'on lui ajoute la "couverture" sommaire d'un lecteur de cassettes (modèle simple recommandé), de façon à sauvegarder les éventuels programmes qu'on aura déjà concoctés à partir des exemples donnés à la fin du manuel d'initiation au Basic, vendu avec la machine, ou des multiples ouvrages que ce matériel suscite.
On a beaucoup reproché au Basic du Texas son originalité, ce qui pourrait décourager le programmeur en herbe qui voudrait tâter d'un autre ordinateur.

Pas d'accents,
minuscules peu lisibles,
24 lignes seulement

Or, à l'exception de quelques instructions que l'on peut compter sur les doigts de la main (les CALL notamment), ce Basic ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de ses frères. Il peut même se vanter (mais c'est là un jugement personnel) d'être à la fois plus simple et plus complet que le Basic utilisé dans les machines d'initiation.
Seule ombre sur cet écran idéal, le traitement de texte : pas d'accents ! des minuscules peu lisibles, trente-deux caractères par ligne et seulement vingt-quatre lignes par écran, ce qui est peu, très peu, surtout si l'on éprouve le besoin de sauter une ligne entre chaque phrase pour aider à la lisibilité d'une page écran. A cela, les fabricants répondent : le TI 99 n'est pas prévu pour cette utilisation dans sa version de base. Si l'on veut qu'il traite des textes, il faut lui adjoindre un module spécifique.
Les petites laines du TI : c'est ici que commence l'enfer et à la fois le paradis des extensions. On s'aperçoit qu'on peut presque tout faire avec cette machine, pour peu qu'on la traîne chez les grands couturiérs de la technique informatique et que l'on dispose d'un plan de travail suffisant... sans oublier un compte en banque adéquat..

Il avale trois
disquettes à la fois,
mais c'est cher...

Une fois qu'on a raisonnablement épuisé les possibilités du Basic, la multitude de jeux et qu'on est fatigué de la petite mélopée « bip-bip » du chargement sur magnétophone, on songe à s'étendre. On pense disquettes, on lorgne du côté du " Basic étendu ", vraisemblablement un des plus impressionnants des langages mis à la disposition de l'amateur bien accroché. Côté disquette, c'est assez simple, le TI peut en avaler trois à la fois sans le moindre problème (c'est juste une question d'argent : comptez un peu plus de 9 000 FF pour les trois, 6 000 FF pour une seule). C'est cher, c'est encombrant, mais c'est le bonheur.
Surtout si on a pris soin d'acheter le module de Basic étendu aux larges possibilités de programmation; les plus curieux pouvant explorer les langages Assembleur, Pascal, Logo. Le TI en costume trois pièces: ajoutez lui une mémoire vive supplémentaire de 48 Ko (3000 FF) et vous voila flanqué d'un ordinateur dont vous n'êtes pas près d'épuiser les possibilités. On est évidement loin des 2500 FF initiaux, on est même à quelques choses comme 15 000 FF, toute hystérie du dollar comprise, si vous avez bien suivi notre description. Ne nous leurrons pas, c'est cher. Mais la diversité des services rendus demeure pour l'instant à ce prix. Le TI en manteau de vison et le luxe suprême prévu par les constructeurs américains: le synthétiseur de parole, le modem et les possibilités de branchement pour d'autres extensions, encore à l'état embryon dans les laboratoires. Le modem attend (comme pour les autre matériels) que les PTT se décident. Le synthétiseur de parole disponible aux Etats-Unis annonce de sa voix pincée la bagatelle de plus de trois cent cinquante mots, qu'on peut élargir à cinq cents en définissant un programme avec suffixes et préfixes. Adaptation française en cours. Le mot final : cette petite merveille recouverte d'une feuille d'aluminium se cabosse et se raye facilement. Touchant, non ?

© Francis Rousseau - Votre Ordinateur N°1 Septembre-Octobre 1983

 

TI 99/4: galop d'essai


Le magazine de l'informatique pour tous - le magazine de l'informatique


Nous avons pu utiliser le nouveau système TI99/4 à Villeneuve-Loubet, laboratoire européen de développement de Texas. C'est en effet là que sont créées les versions "européennes" des programmes sur cartouches MEM qui seront proposées avec le 99/4.

Nous avons déjà donné (L'OI n°8 et 9) les principales caractéristiques techniques de ce système dans sa version USA, où il sera vendu 1 1150$ y compris avec un moniteur vidéo couleur. Le prix en Europe sera, hélas ! beaucoup plus élevé, puisqu'il devrait être de l'ordre de 5 000 à 6 000 FF sans moniteur couleur.

En ce qui concerne la couleur justement, il semble que Texas n'envisage pas d'adapter le 99/4 aux systèmes SECAM (France) ou PAL (Allemagne). L'utilisateur pourrait cependant acheter certains postes de télévision couleur munis d'une entrée NTSC (standard américain) supplémentaire.

La version européenne devrait différer de la version américaine sur deux points principaux : l'alimentation secteur s'effectuerait à l'extérieur du système, par un transformateur séparé, et non plus à l'intérieur, où elle semble chauffer ; un haut parleur serait par contre intégré au système, afin de permettre l'emploi de moniteurs vidéo couleur, généralement non sonorisés (le moniteur utilisé aux USA comporte la sonorisation).

Bien entendu, il est possible d'utiliser le TI 99/4 avec un moniteur vidéo noir et blanc... mais c'est dommage car les couleurs sont très belles !

Le logiciel du 99/4 se présente sous deux formes :
- des modules de mémoire MEM qui contiennent un ou plusieurs programmes ;
- des programmes Basic sur cassette audio, à charger par un magnétophone.

Texas ne commercialisera pas des programmes que sous la première forme, semble-t-il. Le Basic réside en permanence dans le système, ainsi qu'un "calculateur d'équations", sorte de super-machine à calculer.

Les essais que nous avons effectués sur le Basic permettent de classer ce Basic plutôt dans la catégorie des "Basic restreints", à cause de nombreuses limitations non-standards :
- on ne peut mettre qu'une seule instruction par ligne, et IF... THEN ne peut être suivi que d'un numéro de ligne, mais pas d'une - ou plusieurs - instructions, ni de clause ELSE ;
- les tableaux peuvent avoir 3 dimensions mais, contrairement au Basic standard, le nom d'un tableau

ne peut être utilisé comme une variable non indicée. Les tableaux de chaînes de caractères sont également autorisés, chaque élément pouvant avoir jusqu'à 255 caractères ;
- la concaténation des chaînes de caractères se fait non par +, mais par & ;
- Il est nécessaire, lorsqu'on frappe les instructions, de bien séparer les noms de variables, les commandes, etc. par des blancs, sous peine de plonger l'interpréteur Basic dans la plus grande perplexité.

Nous n'avons pas testé la rapidité de ce Basic, mais l'utilisation d'un microprocessur 16 bits devrait lui donner des performances satisfaisantes.

Il semblerait que Texas, comme d'autres constructeurs de l'informatique individuelle (tels qu'Apple et Tandy), ait pensé qu'un Basic restreint soit suffisant pour l'utilisateur. On peut penser que, comme eux, Texas proposera ultérieurement un "Niveau 2" plus convenable pour ceux qui désirent programmer, et qui ne constituent cependant pas la "cible" principale du TI 99/4. En tout cas, un "module Basic" optionnel serait déjà en préparation.

Les programmes tout prêts
C'est sur eux que Texas compte pour vendre son système.
L'accent est surtout mis sur l'aspect "utile dans la famille" plus que sur les jeux. Les programmes déjà développés, ou en cours de mise au point, concernent donc principalement l'enseignement et l'éducation, ainsi que la gestion familiale.
Nous avons surtout essayé des modules américains, les programmes européens et notamment français étant toujours en développement.
Tous ces programmes utilisent abondamment la couleur et les sons, ainsi que, pour certains, les "poignées de jeu" qui permettent de se passer en partie du clavier.
Parmi les programmes que nous avons fait fonctionner : des programmes pour apprendre à compter, à épeler, à reconnaître les formes, des programmes de dessin, de gestion du budget ménager, de surveillance du poids et de la ligne !
Le programme de gestion de budget permet de stocker et de lire des données sur cassette audio.
Les programmes de jeu comportent un jeu d'Echecs, écrit en collaboration avec David Levy (un expert anglais du jeu d'Echecs sur ordinateur), et qui présente notamment l'intéressante possibilité de pouvoir à tout moment rejouer tous les coups que l'on a joué depuis le début de la partie ; un jeu de football américain et des jeux graphiques.

L'adaptation européenne
Pour l'Europe, Texas développe des "versions locales" des programmes et des documentations. Priorité semble accordée au développement pour le marché allemand, suivi de près par le marché anglais, et enfin le marché français, sur lequel les premières livraisons devraient avoir lieu début 80 ou mi-80 si Texas décide d'attendre une adaptation au standard couleur SECAM.
Les programmes destinés à chaque pays sont, soit de simples traductions (par exemple pour les Echecs ou les programmes de dessin), soit des adaptations plus ou moins totalement nouvelles, afin de tenir compte des habitudes propres à chaque pays.
Le développement des programmes se fait en deux temps : le développement lui-même, avec de gros mini-ordinateurs Texas 990 reliés à des 99/4 par un branchement spécial, puis la fabrication du module avec des circuits MEM spéciaux - fabriqué bien sûr par Texas.
Ajoutons enfin que Texas a passé des accords avec l'éditeur Mc-Graw-Hill pour la publication en anglais, en allemand et en français, du livre "Programmation en Basic de l'ordinateur individuel TI", destiné à ceux qui veulent approfondir les rudiments donnés pa la documentation standard. Des accords ont également été passé avec la société Milton-Bradley (jeux divers, notamment électroniques) qui conçoit et commercialisera des modules de jeu pour le 99/4, ces modules étant fabriqués avec l'aide de Texas.
Le 99/4 devrait être exposé sous la forme définitive fin septembre, lors de Sicob Boutique Informatique, avec les versions françaises des programmes et de la documentation.

B.S

© Ordinateur Individuel, N°10 Septembre 1979

 

Une offensive Texas tout azimut?

Il faut reconnaître que c'est un peu l'impression de l'instant. Résumons-nous un peu: tout est allé très vite (c'est une image bien sûr, car l'arrivée du TI-99/4A s'est fait attendre pendant deux ans!); donc, tout est allé très vite depuis qu'il est enfin sorti. C'est tout d'abord l'ordinateur portable CC-40 que nous vous présentons avec le thème de ce numéro. Pratiquement au même moment Texas annonce le TI-99/2 avec un prix inférieur à 100 $ (environ 700 FF). Comportant un processeur 16 bit, il aurai 24 Ko de mémoire morte (Basic résident compatible avec celui du TI-99/4A, 4 Ko de mémoire vive extensible à 36 Ko et un clavier type machine à écrire.
Dans le même temps Texas présente un ordinateur à vocation professionnelle de prix inférieur à 30 000 FF. Revenons un instant au Tl99/2 : ses caractéristiques sont alléchantes, si la machine est disponible bien sûr. Son prix aux Etats-Unis correspondant exactement à celui du Tirnex-Sinclair 1000 (alias ZX-81), il semblerait que Sinclair réponde en baissant le prix du Spectrum à 79 $ (560 FF). Vat-on voir une guerre des prix (bénéfique pour le consommateur) faire rage? De plus, le TI99/2 et le Tl99/4A seraient compatibles. Qu'en est-il du TI-99/1 et du TI-99/3 ? Ces produits verront-ils le jour ?

Dernière heure : Texas Instruments vient d'annoncer la sortie prochaine de deux ordinateurs individuels (dont nous parlons également en bruits et rumeurs). Le premier s'appelle TI 99/2 et sa sortie est prévue pour avril : il s'agit d'un 16 bits (processeur 99/95) avec 4,2 Ko. Son prix, annoncé en France, est de 850 FF ttc. Parmi les périphériques possibles, on trouve un magnétophone à cassettes (500 FF ttc avec câble) ; mais on peut aussi connecter les périphériques du CC-40, dernier-né des ordinateurs de poche (voir notre essai dans ce numéro) : imprimante-traceur de courbes 1 999 FF ttc, lecteur de cartouches « Wafertape », (1 700 FF ttc, et interface RS 232 (1 600 FF ttc). Par rapport au TI 99/4A, le TI 99/2 semble surtout un ordinateur d'initiation ; mais ses programmes sur cassette sont compatibles avec ceux de son prédécesseur.

© Ordinateur Individuel, N°46 Mars 1983

 

NDW: L'auteur fait mention d'un éventuel TI-99/3 pour l'année 1983 ou suivante, il  semble n'avoir pas pris connaissance de l'existance de ce micro-ordinateur prototype sorti en 1978, juste avant le TI-99/4.

 

Grosse~tête

TEXAS S’AMUSE…

Juste un peu plus grand qu’un magasine (39cm X 26cm), pesant à peine plus de deux kilos - Les petits-américains l’emportent déjà à l’école, sous le bras ; c’est le nouvel ordinateur familial de Texas Instruments. Pour le faire fonctionner, il suffit de brancher cette « console », munie d’un clavier à touches type machine à écrire, à un téléviseur couleur équipé d’une prise « péri-télévision » et, sur le secteur. Alimenté par un module de programme standard (ressemblant à une cassette de magnétophone) que l’on introduit dans la console, l’ordinateur affiche, immédiatement après avoir appuyé sur n’importe quelle touche, la marche à suivre sur l’écran, en langage clair.

Leader mondial dans la fabrication des micro-processeurs (ces fameuses « puces » à l’origine de la révolution électronique actuelle), Texas Instruments était bien placé pour mettre au point l’un des tous premiers micro-ordinateurs conçus pour être utilisés par tous les membres de la famille.
Jusqu’ici, les micro-ordinateurs proposés au public français étaient, en fait, destinés principalement à un usage professionnel (donc encore trop chers pour le grand public) ou ne pouvaient pas être connectés à un téléviseur standard français et ne possédaient pas de bibliothèque de programmes suffisante.
Les logiciels pré-programmés de Texas Instruments permettent d’utiliser l’appareil sans aucune notion d’informatique. D’autre part, ceux qui s’intéressent à la programmation ou qui voudraient en acquérir la maîtrise, ont le choix entre quatre langages : Basic, Pascal, TI Logo, Assembleur.
Vendu à un prix inférieur à 3500 Francs, son coût est comparable à celui d’un téléviseur couleur. Ses capacités de traitement d’informations (16bits) et de mémoire vive (16K octets) lui permettent d’offrir un rapport prix/performances sans précédent. A cet équipement de base, un ensemble d’éléments périphériques peuvent être, naturellement, ajoutés, au rythme de l’évolution des besoins et des connaissances : magnétophone à cassettes, extension mémoire (jusqu’à 48 K octets de mémoire vive), système de mémoire sur disquettes, imprimante, synthétiseur de parole, etc…
Le TI-99/4A répond à quatre fonctions essentielles :

  • Soutiens pédagogique avec des programmes de mathématiques, d’orthographe et de musique, utilisant, éventuellement, la parole synthétique (l’ordinateur étant alors doté de la parole). Certains de ces programmes comme le TI Logo (mis au point par Seymour Papert ) ont été entièrement adaptés par des enseignants français.

  • Jeux : d’échecs, de football, envahisseurs de l’espace, etc… qui remplacent d’autres systèmes de jeux vidéo.

  • Organisation : avec des programmes concernant le budget, les impôts, la tenue des fichiers.
    Equipé de certains périphériques complémentaire, le TI-99/4A peut, dans ce domaine, étendre son champ d’applications aux usages professionnels (artisans, commerçants, professions libérales).

  • Apprentissage de la programmation et des langages informatiques : parvenu à ce stade, l’utilisateur maîtrisera véritablement l’ordinateur. Il pourra réaliser ses propres programmes, les échanger dans le cadre des clubs d’utilisateurs créés à l’initiative de Texas Instruments pour développer cette approche qui conditionne l’avenir de l’ordinateur familial. C’est à partir du moment où cette façon d’utiliser l’ordinateur familial sera généralisée que l’on pourra considérer son apport comme positif en termes culturels.

20 programmes sont disponibles depuis juin 1982 et 60 à la fin de 1982 (Texas Instruments en a réalisé plus de 600 aux USA), à partir de 200 Francs. Ordinateurs et logiciels sont vendus dans les grands magasins spécialisés.

© TILT N°1, Septembre - Octobre 1982

 

 


TI 99/4A:
de plus en plus joueur!

Le TI 99/4A, nous vous l'avions déjà présenté dans Tilt n°2. Son esthétique agréable, ses possibilités graphiques et sonores nous avaient séduits.
Seul problème, à l'époque, on ne disposait pas en France de plus de dix cartouches. Cette lacune est aujourd'hui en partie comblée, puisque Texas Instruments possède plus de cinquante cartouches, dont la mise en place ne pose guère de difficultés, une fois l'appareil relié, d'une part au secteur par l'intermédiaire d'un transformateur, d'autre part à la prise péritélévision grâce à l'interface fournie. La plupart des cartouches utilisent au mieux les possibilités du TI 99/4A et les effet sont souvent saisissants.
«Wampus» est un monstre assez peu sympathique, mythique et sanguinaire, qui hante un labyrinthe constitué d'une succession de cavernes. Votre mission: aller à sa recherche, le localiser par déduction et l'abattre. Attention! lorsque vous pénétrez dans la caverne aux parois immaculées de sang, sa tanière ne sera plus loin. Votre quête sera encore compliquée, lorsque vous serez contraint de franchir les sols vaseux où l'on peut s'enliser ou d'affronter des chauves-souris. Quand vous pensez avoir localisé le monstre, il ne vous restera plus qu'a tirer votre seule flèche, mais ne commettez pas d'erreur, sinon le Wampus vous avalera tout cru.

Dans « Chishlom Trail », vous voila cow-boy, assurant la conduite d'un troupeau de bétail. Mais les dangers vous guettes: voleurs de bétails et bandits, qui cherchent à vous tuer pour s'approprier votre bétail ou votre argent. A vous d'être le plus rapide et le plus précis, vos cartouches étant comptées...

Le clavier, de type Qwerty, comprend 48 vraies touches, à répétition automatique. Deux touches sont particulières: touche Fctn (fonction), qui permet, en conjonction avec les touches chiffres, d'avoir accès à certaines commandes; touche Ctrl : appel des caractères graphiques que l'on aurai défini auparavant. L'éditeur de lignes permet, quant à lui, une correction rapide des erreurs, Le TI 99/4A est doté d'un Basic associant des possibilités étendues et certaines limitations. En effet, il possède la numérotation automatique, le mode Trace, les instructions If...Then...Else, Restore, Call Joyst. Le synthétiseur permet de générer simultanément jusqu'à trois notes réparties sur quatre octaves et un bruit. Mais on note l'absence dans le Basic résident de l'instruction On Error Goto, des opérations Booléennes et de l'accès au langage machine. L'écran se décompose en mode texte de vingt lignes de quarante caractères. En mode graphique, la résolution atteint 192 x 256 pixels. Malheureusement, avec le Basic résident, cette haute définition n'est gérable que par définition de matrices 8 x 8 composant un caractère (un vrai casse-tête!). Plus agréable: seize couleurs sont disponibles dans tous les modes et il est possible de mixer affichage alphanumérique et graphique.

Importateur: Texas Instruments, 8-10, av. Morane-Saulnier - 78141 Vélizy-Villacoublay Cedex! Tél : 946.97.12.

  • Nous avons aimé:

- son rapport qualité-prix;
- ses possibilités sonores;
- son esthétique.

  • Nous avons regretté:

- certaines limitations du Basic résident.
- sa difficulté de gestion graphique

©1983 TILT N°4

NDW: Vous remarquerez les erreurs faite par l'auteur. Les corrections :
- Le mode texte est de 24 lignes sur 32 colonnes
- Le nom du monstre est "Wumpus"

 

TI 99/4A

Bien que sa fabrication soit maintenant arrêtés depuis de nombreux mois, le TI 99/4A est encore disponible dans quelques magasins et l'on peut en trouver facilement sur le marché de l'occasion. Le branchement sur le téléviseur se fait sur la prise Péritel, via le volumineux module d'interface très encombrant. L'image obtenue est de très bonne qualité. Le clavier, un peu petit, à l'avantage d'être composé de véritables touches et d'offrir des touches de fonctions redéfinissables. Le Basic disponible au départ est assez particulier et révèle de nombreuses lacunes par rapport aux versions Microsoft actuelles. La définition graphique est de 192 X 256 points en 16 couleurs. Mais le Basic ne permet pas de gérer directement les graphismes, en dehors de la redéfinition des caractères. Pour cela, il faudra faire l'acquisition de la cartouche Basic étendu, laquelle ne peut d'ailleurs s'utiliser qu'avec l'extension mémoire de 32K (portant ainsi la capacité mémoire à 48K). En ce qui concerne les possibilités sonores, le TI 99/4A offre quatre voix (dont une pour les bruits, certains étant même préprogrammés). Une instruction gère assez facilement ces voix, mais il n'est pas possible de modifier l'enveloppe. La mémoire de masse est constituée par le magnétophone à cassettes, mais le câble correspondant n'est disponible qu'en option. La vitesse de transfert est moyenne et la fiabilité correcte. Les deux joysticks fournis avec la machine sont très agréables à utiliser. Différentes extensions sont encore disponibles pour cet ordinateur: extension mémoire (32K), imprimante, éventuellement modem. Le lecteur de disquette se fait très rare. La logithèque est encore assez développée mais il n'y a plus de nouveautés.

© TILT, Hors-série Novembre 1985

NDW: Vous remarquerez les nombreuses erreurs faite par l'auteur. Quelques corrections :
- La fabrication du TI-99/4A était arrêtée depuis de nombreux mois oui! 20 pour être précis!!!! soit près de deux ans avant cet article!.
- L'interface vidéo n'était pas livrée en standard avec le TI-99/4A. On pouvait donc acheter soit l'interface RVB Péritel ou l'interface RF.

- Les commandes du Basic étendu ne permettent pas l'accès directement au mode bitmap. Pour y arriver il faut créer ses propres sous-programmes en Assembleur (cartouches Editeur/Assembleur ou Mini Mémoire vendues séparément) et les appeler par la commande "CALL LOAD'".
- Le Basic étendu fonctionne aussi sans l'extension RAM 32K.

- Précisons que sous Basic ou Basic Etendu, la totalité de ces 48K n'est pas utilisable.
- La paire de joysticks était vendue séparément, les joysticks sont reconnus pour leur médiocre qualité et pour leur ergonomie quasi nulle.
- De nouvelles cartouches sortaient encore en 1985, mais on excuse l'auteur, il fallait vraiment chercher pour les obtenir car elles étaient plutôt rares et non importées en France...

 

TI 99/4A
REGRETS ETERNELS

Le TI 99, c’est une star Hollywoodienne. Apparu en 1980 sur le marché Américain, il s’envole rapidement vers la célébrité…. Et disparaît en plein gloire, à la fin de l’année 1983. Regrets éternels… Car Texas Instruments proposait une machine facilement utilisable, aussi bien par les adultes que les enfants (bravo les manettes !) aussi à l’aise dans le jeu que dans la programmation.
Le clavier de type QWERTY est fonctionnel et efficace, malgré sa petite taille. Il compte 48 touches à répétition automatique, dont 15 de fonctions programmées et 31 programmables avec verrouillage alphabétique minuscules et majuscules. Pas de problème pour brancher la prise péritel, à condition de se rapprocher du téléviseur : le câble est bien court ! L’une des principales qualités du TI-99 est son générateur de son : 3 sons simultanés sur 5 octaves. Le générateur de bruits modulables, hertz par hertz- de 20Hz à 110Hz- est intégré dans la console. Malgré le tableau de correspondance, la programmation par fréquence est moins agréable que celle réalisée note par note, si l’on veut jouer un air précis.

Nous avons aimé:
- Son design;
- ses possibilités sonores;
Nous avons regretté:
- la suppression du TI 99 sur le marché;
- certaines limitations du Basic résident;
- sa difficulté de gestion graphique.

L’image obtenue est de bonne qualité. Le « TI Basic » - particulier mais pas aussi spécifique qu’on pourrait le penser - constitue le langage résident avec des moyens supplémentaires le basic étendu, l’assembleur, le TI logo et l’UCSD Pascal restent accessibles.
Le graphisme est défini par 192X256 points, et l’on dispose d’une palette de 16 couleurs. Celles-ci sont gérées assez facilement par l’instruction « Call Color ». L’image est définie par 24 lignes (c’est peu) et 32 colonnes. L’écran n’est adressable point par point qu’avec certains langages.
De même, la haute résolution n’est pas directement accessible sur le Basic standard. En revanche, côté extensions, pas de problèmes ; imprimante, extension de mémoire 32Ko, modem, lecteur de cassettes, de disquettes, et synthétiseur vocal doté d’une bibliothèque de 300 mots. On peut également enficher des cartouches, en toute sécurité : l’alimentation des circuits correspondants est coupée automatiquement lors de l’engagement d’une cartouche. Après l’enclenchement, ces circuits sont remis sous tension.
Si le TI-99 n’est plus présent dans les rayons des magasins, pas de problème par contre côté logiciels, au moins pour l’instant. La ludothèque est intéressante et variée. On trouve des programmes sur cassettes, disquettes et modules enfichables, et pour tous les goûts : jeux éducatifs bien construits, jeux d’aventure, de stratégie (Echecs, Othello, Puissance 4) , d’adresse, avec des bruitages et des décors réussis. Bien sûr, le TI-99 a aussi quelques défauts. Les extensions sont chères, le TI Basic est lent et peu puissant et la programmation du graphisme demeure complexe en Basic étendu. Enfin et surtout, il faut se rabattre sur le marché de l’occasion pour se procurer un TI-99

RADIOSCOPIE

Origine: Etats-Unis
Connection TV: péritel
Mémoire vive: 16 K
Son: oui
Couleur: 16
Joystick: oui
Entrée cartouche: oui
Crayon optique: non
Disquette: oui
Ludothèque: *****
Prix: 1 000 F environ *

* D'occasion, l'ensemble complet, entre 1500 F et 4500 F « selon inventaire».

© TILT, Hors-série N°12

 

 

 

L'ORDINATEUR FAMILIAL TI 99/4A DE TEXAS
 


Quasiment inexistant à la fin des années 70, l'ordinateur familiale devait présenter, au début de la prochaine décennie et selon diverses études, le segment le plus important du vaste marché de l'ordinateur individuel. En effet, la réalisation des circuits toujours plus petits et plus puissants ont permis le traitement par un ordinateur individuel de fonctions sophistiquées, ouvrant des domaines d'utilisation jusque là inaccessibles à ce type d'équipement.

Dans le cas du TI 99/4A, de Texas Instruments, c'est, par exemple le domaine de l'enseignement. Après avoir sélectionné et introduit le module qu'il désire, l'utilisateur peut s'exercer dans les domaine aussi variés que les mathématiques, la grammaire et les langues vivantes et ce, sans aucune connaissance informatique préalable puisque l'ordinateur communique à l'aide des questions apparaissant sur l'écran; l'utilisateur n'a alors qu'à fournir les réponses correspondantes selon un format qui lui est indiqué.
Le TI 99/4A, c'est aussi la possibilité, grâce à une gamme de la langages informatiques d'utilisation très large, s'avoir accès à la "philosophie informatique" de de pouvoir alors communiquer directement avec l'ordinateur. Du langage "TI-LOGO", accessible aux enfants dès qu'ils savent lire, au langage assembleur (langage très intéressant mais difficile d'accès), en passant par le Pascal, le Basic et le Basic étendu, tout utilisateur a les moyens de se familiariser avec l'informatique et d'en exploiter les possibilités.

C'est aussi l'utilisation possible de nombreux programmes d'application dans les domaines très variées allant du calcul de statistiques à la gestion de fichier d'adresses en passant par la gestion de stocks.
Enfin, le TI 99/4A offre de nombreuses possibilités de jeux: échec, envahisseurs de l'espace, course de voitures, etc...


Le Micro-ordinateur TI 99/4A avec un moniteur couleur (mais vous pouvez aussi bien utiliser votre récepteur de télévision). En avant première et au centre, le boîtier périphériques, dans lequel s'enficheront les cartes d'interfaces (pour imprimante, par exemple, ou lecteur de disquettes, etc...); il devrait être disponible courrant Mai.

MINI-LEXIQUE

  • Bit: Unité d'information de base(0 ou1)

  • Octets: Ensemble de 8 bits. Tout caractère peut être codé à l'aide de 8 bits.

  • MEM : mémoire morte, dont le contenu ne peut être modifié en usage normal.

  • MEV : mémoire vive dans laquelle on peut écrire.

  • Microprocesseur de 16 bits:  Cerveau d'un ordinateur dialoguant avec les différentes mémoire, et pouvant traiter 16 bits d'informations à la fois, soit deux octets (ou deux caractères).

  • Module : boîtier de 11cm X 7cm X 2cm contenant un ou des programmes écrits par le fabricant et directement utilisables par l'utilisateur (appelé encore Module de commandes).

  • Logiciel: Suite d'instructions (ou programmes) permettant de réaliser des fonctions ou calculs bien précis à partir de variables fournies par l'utilisateur.

 

COMPOSITION DU TI 99/4A


Dans sa version de base, le 99/4A se compose d'une console munie d'un clavier de 48 touches (très similaire à celui d'une machine à écrire) et d'un emplacement réservé à l'introduction de modules contenant les programmes d'application. Cette console, plus petite qu'une machine à écrire portative, utilise comme écran tout téléviseur couleur équipé d'une prise "péritélévision" (standard et obligatoire en France, depuis le 1er janvier 1980). Le cerveau de cet ordinateur est constitué par un "microprocesseur" très puissant, le "TMS9900", qui travaille sur deux caractères d'un coup-on dit: deux octets- et non plus un seul comme la plupart des machines, ce qui lui confère une rapidité et une précision de calcul exceptionnelles pour sa catégorie. Dans cette console, se trouvent les 26K de mémoire système ainsi que 16K de mémoire utilisateur. Le système de base est muni d'un générateur de son à 5 octaves ainsi que d'un générateur de bruit (pour les jeux par exemple). Quant à l'image générée sur l'écran par l'ordinateur, elle peut comporter 16 couleurs qui sont directement programmables; elle est définie par un ensemble de 32 colonnes et 24 lignes, chaque intersection correspond à un signe défini par 88 points. Grâce à l'utilisation de la prise "péritélévision", la netteté et la qualité de cette image sont assurées sans réglage préalable.
L'utilisation d'appareils périphériques, que l'on achète séparément, permet d' exploiter au mieux et d'améliorer ces performances tout en augmentant la flexibilité d'utilisation de l'ordinateur familial: synthétiseur de parole, extension de mémoire à 48K, imprimante, interface permettant de faire "communiquer" entre eux deux ordinateurs familiaux, systèmes de disques, lecteur de cassettes. L'utilisation de programmes d'application standard se fait à l'aide de modules enfichable ou de disquettes. Les modules ont l'avantage d'être utilisables avec le système de base (console) sans aucune manipulation spéciale et de ne pas utiliser d'espace mémoire dans la console, alors que les disquettes nécessitent l'utilisation d'une unité à disquettes, de type courant.
 L'introduction de ces programmes, dont un grand nombre seront en Français, se fera progressivement jusqu'en Septembre, date à laquelle l'utilisateur devrait pouvoir disposer d'une cinquantaine d'applications.

 

CARACTERISTIQUES DU TI 99/4A

Microprocesseur Texas Instruments TMS9900 (16bits)
MEM (mémoire morte) de 26K (4K pour le moniteur, 14 K pour l'interpréteur Basic) extensible à 48K.
MEV (mémoire vive) de 16 K extensible à 56 K.
16 couleurs programmables
Définition 192X256
Générateur de son 5 octaves, générateur de bruit.
Dimensions : hauteur 7cm X largeur 38cm X profondeur 26cm
En option: lecteur et contrôleur de disques 89K formatés, 5 1/4, simple face et simple densité; interface pour connexion d'imprimantes, et synthétiseur de parole: 300 mots (anglais pour l'instant).
Chaque module constitue une extension de mémoire morte, variant de 6K à 30K, suivant le type de programme.
Prix indicatif:
Console: environ 4400 F TTC
Modules: de 170F à 600F suivant le type de programme.

 

LES ORIGINALITES DU 99/4A


Le souci de vulgariser l'informatique dans les foyers a poussé Texas Instruments à concevoir un ordinateur dont l'utilisation de nécessite aucune connaissance préalable ( si ce n'est la capacité à savoir lire...); l'utilisateur est guidé, à l'aide de question explicites, vers la démarche correcte à effectuer. Ceci est une fait nouveau dans la mesure où l'utilisateur n'est plus contraint d'assimiler un manuel d'instruction souvent volumineux afin de pouvoir faire quoi que ce soit avec son appareil; voila qui supprime donc, de fait, une importante barrière psychologique pour le néophyte.
Mettre la "culture" et la programmation informatique à la porté des enfants dès qu'ils sont en mesure de pouvoir lire, voila encore une possibilité unique pour cette gamme de prix, que l'ordinateur TI 99/4A est capable d'offrir grâce au langage TI-LOGO. Ce langage très structuré et imagé, a été reconnu par plusieurs experts français qui travaillent actuellement à sa "francisation", comme un support solide pour l'introduction de l'informatique individuelle dans les écoles. A côté de TI-LOGO, s'ajoutent d'autres langages utilisables avec le TI 99/4A, ce qui autorise une gamme d'utilisation très variée.
Depuis 1980, sur le marché américain, le TI 99/4A a été à l'origine de la création de clubs d'utilisateurs, clubs réunissant les personnes s'intéressant aux problèmes spécifiques créés par la machine , mais aussi prêts à échanger des programmes entre eux. La conséquence directe en est l'existence de plus de 800 programmes disponibles fonctionnant sur le 99/4A, compte non tenu de tous les autres programmes développés par Texas Instruments aux Etats-Unis (environ 180). Il est vraisemblable que, lorsque le 99/4A sera effectivement sur le marché, nous assistions à un transfert de certains de ces programmes vers la France. voila qui constitue un potentiel extrêmement intéressant pour un ordinateur essentiellement voué à des non-experts en informatique.
 

LE POINT DE VUE DE MICRO-ORDINATEURS

+ Ordinateur d'accès très facile, orienté familial
+ Disponibilité de "modules" de programmes
+ Se prête cependant à la réalisation d'applications sophistiquées
+ Economique
+ Les modules sont des circuits "à l'état solide" et non des bandes magnétiques, donc inusable et incassable
+ Original: Disponibilité d'un module de synthèse de la parole (l'ordinateur "parle"). L'ordinateur dit à haute voix ce que vous frappez au clavier, par exemple!

- Les modules n'existent pas encore tous en français.
- Non prévu pour des application professionnelles
- Module incopiables
- Vendu sans écran (utilisation du téléviseur familial, par exemple).


 

 

 

PROGRAMMES DISPONIBLES jusqu'en Septembre 1982

  • 15 programmes de jeux

  • 3 programmes d'aide à la programmation (disquettes)

  • 3 programmes d'auto-apprentissage de langages (disquettes)

  • 3 programmes scientifiques pour ingénieurs

  • Programmes de mathématiques et statistiques

  • Programmes d'enseignement

  • Programmes de gestion de fichiers et de rapports

  • 3 langages de programmation supplémentaires

  • Différents programmes de gestion à usage personnel (budget, financement, amortissement).

 

© Micro-Ordinateurs, N°1 - Avril 1982

 

Le TI-99/4A
au banc d'essai

 

Le TI-99/4A arrive en France deux ans après son annonce aux Etats-Unis, ce qui est bien tard !
En revanche, il dispose à sa « naissance »
 d'une large bibliothèque de programmes.
Nous avons testé la version de base, qui coûte 2 490 FF ttc.


II a bien fait parler de lui, mais il s'est bien caché, le TI-99/4A. Après plus de deux ans d'attente, il met enfin le pied sur les côtes françaises. Pour moins de 2 500 FF ttc, vous pouvez acquérir cet ordinateur, qui revendique l'appellation « familial », ce malgré les seize bits de son processeur qui feraient plutôt penser à des utilisations professionnelles ou scientifiques. Que faire avec la version de base sera la thème de notre essai.

L'apparence du TI-99/4A est agréable et il semble de conception robuste. Les dimensions de la console ne sont pas des plus restreintes : 25,9 X 38, 1 X 7,1 cm.

La matière plastique utilisée rappelle les dures contraintes économiques actuelles. Le clavier se limite à quarante-huit touches et, sur la droite, une grande place est laissée pour enficher une cartouche. Une petite remarque : la partie droite de ce clavier, qui contient l'alimentation, chauffe durant l'utilisation. Ce n'est pas dangereux pour l'appareil, semble-t-il, mais c'est désagréable pour l'utilisateur.

Revenons au clavier : il n'est pas très pratique, car trop compact. Les touches, par ailleurs, s'enfoncent de façon très molle.

Outre la console, une extension mémoire, un contrôleur de disquette et un lecteur de disquette nous ont été fournis. Chaque boîtier possède une alimentation autonome et doit être connecté sur la droite de la console. La disposition finale est encombrante et peu pratique, étant donné le nombre et la longueur des fils : on retrouve la version ancestrale du TI99. Une nouvelle version regrouperait toutes ces extensions dans un grand coffret comportant une alimentation générale.

Le test réalisé a été effectué à partir de la version de base, donc sans aucune extension mémoire.

II nous faut cependant raccorder le TI-99/4A à notre téléviseur à l'aide d'une prise Péritel. Si vous avez un téléviseur couleurs depuis peu, cette prise est obligatoire et donc installée. Mais le parc des téléviseurs dotés de telles prises, s'il grossit, n'est pas encore très étendu. Cela pourra peut-être constituer un handicap pour le TI-99/4A.

L'accent est nettement mis sur la couleur et les effets sonores. Texas Instruments annoncerait même un synthétiseur de parole en option et nous avons, au cours de notre test, réussi à entendre la musique de « Au clair de la lune » grâce au synthétiseur de son incorporé.

Une autre particularité de cette machine est la possibilité d'enficher des modules : ce sont des mémoires mortes - MEM - renfermant des programmes particuliers directement utilisables sans autre procédure. Ces modules n'ont pas la fragilité des cassettes ou des disquettes, d'où une sécurité accrue et une grande facilité d'emploi. C'est sous cette forme que se présentait le langage Logo (dont nous avons déjà parlé dans L'OI n° 41, octobre 1982). D'autres langages sont aussi annoncés ou disponibles mais, pour certains, comme l'assembleur, il faut disposer de lecteurs de disquette et de l'extension mémoire.

Conclusions partielles

• Branchement sur téléviseur couleurs Secam par prise Péritel.

• Enregistrement possible surgi cassette audio.
• Clavier trop compact et assez, mou.
• Cartouches enfichables très pratiques.


Une nouvelle touche sur le clavier, un éditeur simple



TI-Basic est un langage « maison » construit par Texas Instruments. II présente certaines originalités et n'est pas standardisé.

Ainsi, une nouvelle touche est; née : FONCTION (FCTN). Associée à 1 elle supprime un caractère, à 2 elle permet l'insertion de, nouveaux caractères, à 3 la ligne', courante disparaît. FCTN 4 est lek seul moyen d'interrompre un programme ; c'est le CTRL C habituel. De plus, pour que cette commande soit efficace, il faut, dans certains cas, laisser les deux touches enfoncées pendant un moment.

FCTN permet aussi d'atteindre des caractères comme « [ » et de doubler les touches SHIFT. Mais attention, ne prenez pas SHIFT pour FCTN et inversement. Dans le cas de SHIFT, les caractères accessibles sont inscrits sur la face avant verticale de la touche. Le dernier inconvénient de FCTN est son unicité. La touche SHIFT étant double, il serait souhaitable d'avoir une seconde touche FCTN à gauche du clavier.

Parmi les autres commandes utilisant FCTN, on dispose de FCTN 5:  commencer ; FCTN 6: poursuivre (n'est efficace qu'en dehors du TI Basic ; inefficace après un break) ; FCTN 7 : aide avec certains modules ; FCTN 8: refaire (identique à FCTN 6 et, FCTN 9).

II a encore les FCTN [Flèche droite]et [Flèche gauche], [Flèche haut] et [Flèche bas]. Ces deux dernières touches ne sont utilisables qu'en mode d'édition.

Le clavier se compose donc des touches ordonnées en Qwerty, complété par FCTN, ENTER (= RETURN) et CTRL. Cette dernière touche n'est vue que du côté graphique. En effet, il est possible de construire ses propres caractères graphiques à partir du sous-programme CHAR. Nous le verrons plus loin.

L'éditeur est simple, mais limité : EDIT 100 place le pointeur devant la ligne 100 affichée sur l'écran. Les modifications déjà possibles au stade de l'écriture sont réalisées grâce aux commandes d'insertion, d'effacement et autres (déjà citées). Les seules commandes utilisables uniquement en mode d'édition sont FCTN [Flèche haut] et FCTN [Flèche bas]

Conclusions partielles

• Une touche FCTN développée et compliquée.
• Une touche CTRL qui s'associe à tout le clavier Qwerty pour produire les caractères graphiques.
• Un éditeur simple mais peu pratique.


Un TI-Basic relativement complet mais quelque peu restreint




Lors de la mise en marche du TI-99, il faut d'abord allumer l'extérieur (les périphériques), puis la console, sinon la disquette boude. Des couleurs apparaissent sur l'écran. Vous n'êtes pas encore en mode de programmation.

L'écran est classique, avec quarante caractères et une vingtaine de lignes. Mais attention aux blancs. II n'est pas question d'en oublier, au risque de voir s'afficher « Bad statement » (mauvaise instruction). Dans ce cas, votre ligne n'a pas été acceptée et il vous faut tout réécrire. Donc, une simple erreur au clavier ou une faute d'orthographe annulent la ligne par le jeu du diagnostic immédiat. Vous gagnez une belle note musicale comme lot de consolation. De toute façon, vous ne pouviez pas avoir écrit beaucoup, puisqu'une seule instruction est acceptée par numéro de ligne, ce qui clarifie le programme.

Allons ! Risquons un mot savant : ce fonctionnement en « analyseur syntaxique », qui peut irriter parfois le programmeur expérimenté, est bien évidemment bénéfique au débutant. Guidé réellement pas à pas, ce dernier y trouvera largement son compte.

La documentation préconise l'écriture des commandes en majuscules. Néanmoins, nous avons découvert que les minuscules étaient acceptées dans la majorité des cas. Tout fonctionne bien sauf lors de la sauvegarde des fichiers où l'on n'écrit pas SAVE (ou OLD) en majuscules, mais l'étiquette du fichier correspondant au périphérique choisi. Ainsi, la sauvegarde de TOTO sur la disquette 1 s'écrit save DSK1 TOTO.

Voyons maintenant les instructions disponibles : NUMBER, pour la numérotation automatique des lignes lors de l'écriture du programme ; RESEQUENCE, pour changer les numéros de lignes ; BREAK, qui équivaut au STOP habituel, mais peut devenir une commande pour le dépistage des erreurs : BREAK POINT.

Vous annoncez alors « BREAK 10, 50, 100 », par exemple, et le programme lancé après cette commande s'arrêtera aux endroits voulus. A la seconde exécution, le BREAK sera oublié. Toujours pour le dépistage des erreurs, l'instruction TRACE est bienvenue, à un point près : en mode graphique, les numéros de lignes sont remplacés par des caractères graphiques de toutes les couleurs ! (Avec un peu de chance, c'est joli mais n'est pas pour autant avantageux). Notons les deux commandes ou instructions inverses UNTRACE et UNBREAK.

Nous avons remarqué la puissance des boucles FOR - TO STEP. En effet, la variable et le pas peuvent être des réels
FOR I = 2.3 TO 105.7 STEP 23.254

Et oui, même ça, ça marche !

Le IF... THEN... ELSE est malheureusement trop restreint : en effet, après le THEN ou le ELSE, seul un numéro de ligne est accepté ; autrement dit, une ligne ne comprend qu'une seule instruction, même dans le cas des tests IF... THEN

De même pour INPUT ; un INPUT suivi d'un commentaire avant l'insertion réelle de la donnée est difficile : INPUT « COUCOU » ; A$ n'est pas possible pour atteindre la réponse face au commentaire. « S'il vous plaît en deux lignes ; le TI décompose tout ». La bonne syntaxe est INPUT « nom » : A$.

Enfin le RESTORE ne peut être placé qu'au début de la suite des DATA.

Regrettons l'absence des instructions ON ERROR GOTO et ON BREAK GOTO - PEEK et POKE

En ce qui concerne les fonctions numériques, on trouve les fonctions : ABS, tangente et arctangente, COS, SIN, EXP, INT, LOG, SGN, SQR mais attention, les angles ne sont qu'en radians.

Pour le traitement des chaînes de caractères, nous avons toujours : ASC, CHR$, LEN, STR$, VAL et en plus POS, pour la position de l'occurrence d'une chaîne de caractères dans une autre chaîne. Enfin SEG$ permet d'extraire une partie d'une chaîne de caractères.

La dimension maximale des matrices est 3 et l'on peut choisir le premier élément à l'adresse zéro ou 1, grâce à l'instruction OPTION BASE.

Les nombres sont écrits sur sept chiffres en base dix et, pour reprendre les mots de la documentation, « cela signifie que les nombres ont treize ou quatorze chiffres décimaux suivant leur valeur ». Les bornes en notation dite scientifique vont de la puissance + 127 à - 127.

Conclusions partielles

TI-Basic est relativement complet mais aussi restreint.
• Des blancs obligatoires et une seule instruction par numéro de ligne.
Diagnostic immédiat qui refuse la ligne complète en cas d'erreur.
Fonctions numériques et de traitement de textes classiques.
 


Des possibilités graphiques et sonores bien développées



Les possibilités graphiques et sonores vont vous permettre de vous amuser! Quelques petits sous-programmes bien utiles sont à votre disposition, par l'intermédiaire d'un CALL classique.

HCHAR positionne un caractère à un quelconque point de l'écran et le répète, si désiré, horizontalement. VCHAR est identique mais pour les répétitions verticales. Dans le cas de GCHAR c'est l'inverse : on lit un caractère déjà écrit sur l'écran.
COLOR et SCREEN permettent de choisir les couleurs des caractères et de l'écran. Attention, les caractères sont regroupés en ensembles. Et les caractères d'un même ensemble sont forcément de même couleur, parmi les seize disponibles.

Avec le sous-programme CHAR, vous pouvez définir vous même votre caractère graphique. Nous vous disions que la touche CTRL était libérée, c'est le moment de vous en servir, à moins que vous ne désiriez redéfinir des caractères déjà utilisés. Un caractère est défini par une matrice 8 X 8 ; vous choisissez alors la forme puis les couleurs avec l'instruction COLOR. Notons toutefois que cette redéfinition n'est valable que le temps de l'exécution du programme.

Avec SOUND, les fréquences musicales s'étendent sur quatre octaves, mais ne comprennent pas le silence. Vous pouvez aussi faire évoluer la puissance sonore dans un rapport de 1 à 30. Enfin, parlons de la durée : de 0,001 à 4,25 secondes.

KEY permet de transmettre un caractère depuis le clavier jusqu'à votre programme, sans son affichage sur l'écran. C'est la commande classique des jeux, lorsque les télécommandes ne sont pas là ou quand on veut utiliser le clavier dans différents modes.
JOYST, enfin, permet l'utilisation des télécommandes que la machine prend comme source des informations numériques.

Conclusions partielles

• Un ensemble d'ordres Basic disponibles pour gérer son et couleur.
Seize couleurs disponibles et quatre octaves de fréquences musicales.
• Possibilité de créer ses propres caractères graphiques.
• Sous-programmes KEY et JOYST pour les jeux à deux.
 


Une documentation excellente et en français
 



Si vous n'avez jamais vu une telle documentation, ce qui est fort possible par les temps qui courent, prenez le plaisir de consulter celle du TI-99. Enfin une documentation en français d'une part, claire et compréhensible d'autre part. Elle comporte un fascicule « Instructions d'installation » de sept pages et un « Manuel d'utilisation n de 163 pages. Elle convient aussi bien aux « habitués > qu'à ceux qui n'ont jamais touché à un ordinateur.
 

De façon plus explicite, vous avez beaucoup d'exemples, des  explications suffisantes et en gros caractères, et, en haut des pages, les noms des instructions qui sont ensuite détaillées. Encore un avantage : à la fin du volume, quelques programmes supplémentaires plus importants aident à la compréhension. Ils sont d'ailleurs expliqués ligne par ligne.

N'oublions pas les quatre dernières pages consacrées à un lexique.

Conclusions partielles

 • Une excellente documentation en français.

 

Carte d'identité du matériel


Configuration de notre essai
•  Une unité centrale avec son clavier, numéro de série 1139771 LTA 1 182.
• Une alimentation secteur, numéro de série AC 9900NZ.
Une interface Péritel, numéro de série RVB PH 1 2037.
Des extensions (non utilisées pour notre essai) : une extension de 32 Ko de mémoire, numéro de série 9866968 LTA 1582 ; un contrôleur de disquettes, numéro de série 9518797 LTA 0682 ; un lecteur de minidisquette, numéro de série 9100912.
Présentation
• Microprocesseur Texas 9901 16 bits.
• MEM 26 Ko auquel il faut ajouter des modules (jusqu'à 36 Ko dont 14 Ko de Basic).
• MEV 16 Ko. e Clavier Qwerty quarante-huit dont quinze de fonctions programmables.
• Résolution vidéo 192 X 256 points (20 lignes de 40 caractères).
Dimension 25,9 X 38, 1 X 7, 1 cm.
• Poids 2,3 kg.
• Sorties : deux lecteurs de cassette, un lecteur de disquette, sortie RS 232C.
Accompagnement
• Une brochure générale de quinze pages.
• Un fascicule « Instruction d'installation » de sept pages.
• Un manuel d'utilisation (avec Basic) de cent soixante-trois pages.
• Un module « Disk Manager ».
Prix
• Version de base (celle de notre essai) : 2 490 FF ttc.
• Compléments : extension MEV 32 Ko : 2 750 FF ttc ; modules MEM : de 250 à 350 FF ttc ; Basic étendu : 950 FF ttc ; assembleur 950 FF ttc ; gestion de fichiers 600 FF ttc ; lecteur de disquettes 3 500 FF ttc ; contrôleur : 1 800 FF ttc ; minimémoire module 4 Ko MEV avec pile : 950 FF ttc ; interface RS 232 C : 1 450 FF ttc ; boîtier périphérique : 2 000 FF ttc.
Garantie
• Six mois, pièces et main-d'œuvre.

 


conclusions



Dans sa version de base (sans extensions) TI-99/4A remplit bien les fonctions induites par son nom : ordinateur de maison (« Home computer ») et l'on peut prédire que les applications domestiques seront nombreuses.

Actuellement, l'objectif est de divertir et d'instruire ; dans ces domaines, TI-99/4A excelle. Son prix n'est pas élevé, compte tenu de ses prestations. Les possibilités graphiques et sonores sont bien développées pour les jeux et rappelons un fait rare le TI-99 /4A peut même parler!

Bien sûr, on trouvera le Basic un peu lent, surtout pour un 16 bits pour lequel on peut être plus exigeant ; mais, installés devant notre TI-99, occupés à faire des jeux ou des programmes domestiques, sommes-nous pressés ?

De plus, cet appareil convient très bien aux nouveaux venus dans le monde de l'informatique individuelle, grâce à la qualité des explications de sa documentation, à son Basic et à la facilité d'utilisation des modules enfichables.

La bibliothèque de modules est déjà large. Les jeux d'action rapide sont attendus avec impatience, de même que les jeux éducatifs ou les didacticiels ; certains sont dès à présent disponibles en français.

Des modules, encore des modules, tel est notre souhait pour cet excellent appareil.


Xavier Bonfils Thierry Courtois
Jean-Pierre Brunerie


LE POUR ET LE CONTRE


L'ensemble de notre essai portant sur la version de base (sans les extensions) il n'y aura donc pas d'appréciations dans le cadre d'une utilisation professionnelle.


Utilisation personnelle

POUR
• Esthétique agréable et aspect robuste.
• Modules enfichables pratiques, solides.
• Documentation en français et très explicite.
• Bonnes possibilités graphiques et sonores.
• Un Basic pratique pour le débutant.
• Branchement possible d'un magnéto à cassettes.
• Possibilité de calculs scientifiques.
• Jeu d'instructions pour le dépistage des erreurs.

CONTRE
• Certaines extensions sont chères : mémoire, contrôleur.
• Basic résident limité.
• Prise Péritel indispensable sur votre téléviseur. • Une certaine lenteur pour un 16 bits.


Utilisation dans l'enseignement

POUR
• Excellente documentation en français.
• Basic pratique pour le débutant.
• Système robuste.
• Un langage Logo très performant est disponible en option.
• Simplicité d'utilisation des modules enfichables.
• Des options intéressantes : synthétiseur de voix,- lecteur de disquettes, interface RS 232 C permettant la communication.

CONTRE
• Mauvaise dissipation de la chaleur.
• Le clavier n'est pas vraiment pratique.
• Les logiciels d'enseignement ne sont pas encore traduits en français.


TI-99/4 A
Le point de vue du constructeur


« Apprendre en s'amusant » et « accéder très facilement à l'ordinateur », telles sont les deux idées maîtresses qui nous ont amené à développer l'ordinateur familial, commercialisé sous le nom TI-9914 depuis trois ans aux Etats-Unis et devenu, depuis neuf mois, le TI-99/4A.

Vous signalez l'intérêt considérable présenté par les modules de programmes enfichables : extrême facilité d'utilisation, accès direct et immédiat aux programmes, pas de périphériques de mémoire de masse nécessaires. Parmi les soixante-quinze programmes que nous commercialisons actuellement, plus de 65 % le sont sous forme de modules et ce pourcentage va aller en croissant. Voilà qui permet, puisque ces programmes sont rédigés en assembleur (et ne nécessitent que la console de base), de profiter au mieux des performances (graphisme, lutins ou « sprites », rapidité du système). La création de tels modules repose sur notre expérience dans le domaine des « Solid State Software ».

Nous offrons aussi aux utilisateurs la possibilité de développer leurs propres programmes (en assembleur) sous forme de modules (PROM), et cela, sans aucun système de développement spécial, si ce n'est la configuration « assembleur ».

Il faut signaler la commercialisation, aux environs de 1 000 FF, d'un module enfichable appelé mini-mémoire ; celui-ci offre d'une part 4 Ko de mémoire de stockage non volatile (CMOS alimentée par pile, durée de vie de deux ans), et d'autre part son accès partiel à l'assembleur TMS9900 et à des instructions supplémentaires (PEEK et POKE par exemple) à partir du Basic résident dans le TI-99/4A. Voilà qui contentera les « experts » qui estiment le TI-Basic limité!

Nous pensons que par ses caractéristiques propres, comme le graphisme, TI-Basic se prête particulièrement bien à une initiation à la programmation. D'autres langages sont disponibles sur TI-99/4A, avec des configurations diverses: Basic étendu (module), Pascal UCSD (disquette), assembleur (module + disquette) et TILogo (module).

En ce qui concerne les logiciels d'enseignement, la «francisation » des programmes anglophones est en cours ; en particulier, TI-Logo sera disponible en français et sous forme de module pour Noël 1982.

Vous vous êtes inquiétés de l'échauffement de la console. Dissipons les doutes (... et la chaleur !) ; des tests ont été effectués avec un module en place : l'utilisateur peut se permettre d'« oublier » d'éteindre sa console un soir sans aucune conséquence fâcheuse.

Quant à la prise péri-télévision, même si elle n'équipe que 40 % du parc installé de télévisions couleurs, elle permet d'obtenir, sans aucun réglage du récepteur, une qualité d'image extraordinaire exploitant véritablement le graphisme en couleurs du système. D'autre part, des modulateurs noir et blanc (permettant d'entrer sur la prise d'antenne) sont actuellement commercialisés; un modulateur couleurs est en cours de développement.

Les périphériques sont maintenant raccordés en un seul boîtier et le synthétiseur de parole, qui existe en anglais, sera disponible en français fin 1983.

Enfin, nous tenons à souligner que votre impression de « prix élevés » donnée par les appareils périphériques reste très subjective : elle se fait inévitablement par comparaison avec la console de base dont le prix est extrêmement bas par rapport à ses performances.

Texas Instrument France
 Division Grand Public
 8-10, avenue Morane Saulnier- BP 67
 78141 Vélizy-Villacoublay Cedex

 



[Photo]
Le clavier QWERTY avec la touche FCTN (Function), en bas à droite.

[Photo]
La partie arrière du TI-99/4A. De gauche à droite.: la prise neuf broches pour raccorder un magnétophone à cassettes, la prise quatre broches pour le câble d'alimentation et la prise DlN à six broches pour convection à un téléviseur.

[Photo]
Boîtier d'extension périphérique, reçu après nos essais. A droite, le lecteur de minidisquettes ; à gauche, huit cases réservées aux cartes périphériques.

 

© L'Ordinateur Individuel n° 43 Décembre 82
 

 

 
L'ORDINATEUR
TEXAS TI99/4A

Pour beaucoup de gens TEXAS représente d'abord une série de calculettes de poche munies de nombreux programmes scientifiques.
A l'autre extrémité, TEXAS c'est aussi une énorme puissance industrielle au niveau des composants et au niveau d'ordinateurs professionnels d'autre part.
La console TI 99 est la première incursion de TEXAS dans le domaine du microordinateur domestique. Et d'emblée c'est un coup de maître. D'abord le prix qui n'a cessé de baisser en un an est alléchant (environ 2 000 F pour la console de base) Ensuite les possibilités manifestement surtout centrées sur un développement informatique domestique sont d'emblée très étendues,
La console de base comporte un clavier à touches mécaniques en QWERTY (disposition anglaise des touches) et sur la droite un large renfoncement pour l'introduction de cartouches de jeux et autres logiciels en mémoire morte. Cette console est livrée avec une grosse et pesante alimentation secteur et un petit boîtier de liaison vers une télévision en prise Péritel. Dommage que ces éléments ne soient pas incorporés à la console. Les risques de panne sur filerie et connecteurs sont généralement élevés, bien que pas très graves.
Pour l'utilisation avec des cartouches de jeux il faut ajouter une paire de sticks bien galbés et agréables à manipuler.
L'ensemble nous a donné l'image fouillée et stable habituelle en Péritel.
Nous avons joué un peu avec le langage Basic incorporé à la console guidés par un livre édité aux Editions Radio permettant de faire les tout premiers pas dans ce domaine.

QUELQUES ACCESSOIRES ET EXTENSIONS POUR LE TI 99/4A

Un connecteur sur circuit imprimé au côté de la console permet de raccorder quelques extensions transformant l'ensemble en un système micro-informatique complet D'abord la mémoire vive passe de 16Ko à 48Ko par boîtier additif (assez coûteux: 3000 F environ). Un interface à sorties multiples permet d'utiliser jusqu'à deux magnétophones à minicassette en parallèle. Un autre est prévu pour jusqu'à trois enregistreurs sur disquette. II existe également un modem (liaison par les lignes téléphoniques) et un synthétiseur de parole.
Bien sur la fonction micro-ordinateur suppose une gamme de logiciels étoffée. Si TEXAS-USA dispose de près de 600 titres malheureusement tous ne sont pas disponibles en France car réalisés en Anglais. Ceci dit on peut disposer de pas mal de programmes intéressants: un langage PASCAL (très utilisé en sciences) un ASSEMBLEUR (très économique en espace mémoire mais complexe à utiliser), d'autres logiciels proposent les classiques tenues de stock, de fichier, de comptabilité, quelques programmes éducatifs, un traitement de texte, etc.

LA GAMME DES JEUX TEXAS TI 99/4A

Les jeux TEXAS se présentent selon les cas soit sous forme de cartouches soit sous forme de bande magnétique. Nous nous sommes limités bien sur aux jeux en cartouche.
Dans l'ensemble les jeux que nous avons eus sont d'un bon niveau, mais très classiques Certains sont bien trop lents (football). La plupart demandent un pianotage préalable avant d'entrer dans le coeur du jeu. Mais cela est un défaut général à tous les jeux où plus de six touches sont à la disposition des concepteurs!
Dans l'ensemble on a l'impression que TEXAS a prévu une gamme conséquente de bons jeux parce que cela est motivant dans la vente du matériel, mais ne se soucie guère de devenir un spécialiste de ce créneau en proposant originalités et nouveautés ou en recherchant les best-sellers de jeux d'Arcade. Là encore on ne saurait le lui reprocher: cet appareil est d'abord un micro-ordinateur domestique.
 

©1983 Guide Video jeux - Horizon 2020 - Brea Editions

 

 

TEXAS:
DEMANDEZ LE
PROGRAMME



Le nouvel ordinateur de Texas Instruments
 ne se contente pas de composer de la musique
 ou de résoudre des problèmes de génie civil,
il joue. Avec dix programmes pour l'instant.



La mise en place est extrêmement simple d'autant plus que la fiche explicative est très claire II suffit de brancher l'alimentation par l'intermédiaire du transformateur et de relier le câble d'antenne à la prise péritélévision (obligatoire) du téléviseur.

Esthétiquement, le Tl-99/4A est très réussi avec son habillage noir métallisé. De la dimension d une machine a écrire portative, mais beaucoup plus état et plus léger (à peine plus de deux kilos) il possède sur la partie droite un espace réservé à la mise en place des cassettes de programme.
Une fois I'ordinateur mis en marche, apparaît sur l'écran l'inscription «Texas Instruments Home Computer Ready Press Any Key To Begin», entourée de deux chartes colorées du plus bel effet. Aucun réglage préalable n'est nécessaire, pas même besoin de changer de chaîne. La mise en place de la prise  péritélévision court-circuite automatiquement l'es autres réceptions. Que de temps gagné !

A ce moment, deux options se dessinent: soit utiliser le TI-99/A comme une console de jeu, soit l'utiliser comme un ordinateur programmable. Nous verrons plus loin cette deuxième cet option.
Glissons donc une cassette dans l'espace prévu à cet effet et posons la dans son réceptacle ou elle s'enclenche très fermement. Ici, pas besoin de couper l'alimentation pour introduire ou enlever une cassette et donc pas de risques d'en endommager les composants en cas d'oubli. Le TI-99/4A a été bien pensé sur ce point. Après une courte disparition I'image de mise en route réapparaît. Suivons donc ce que nous demande l'ordinateur et pressons une touche (n'importe laquelle). A ce moment le menu s'inscrit sur notre écran:
1 TI Basic (nous y reviendrons)
2 Nom de la cassette introduite. (En cas de cassette polyglotte, le menu vous permet de choisir la langue de votre choix).
Appuyons donc sur 2. Le programme de la cassette introduite se met en route immédiatement. Les possibilités graphiques, sonores et colorées du Tl-99/4A en font un excellent instrument pour les jeux vidéo. Les couleurs sont belles et pures, sans bavures périphériques. Le graphisme est fin et de bonne qualité. Enfin, le son ne se limite pas - comme si souvent hélas - aux bruits de bombes et de tirs en rafales. La musique est de la partie:  Le TI-99/4A permettant l'accord de trois notes, donne ainsi une grande variété d'accompagnement musical. Chaque cassette est livrée avec un manuel d'explication du jeu, souvent en anglais malheureusement. Beaucoup de cassettes autorisent les commandes soit par le clavier, soit par les manettes de direction fournies en option. Celles-ci sont beaucoup plus pratiques dès qu'il y a plus de deux directions au choix. Il suffit d'introduire la prise (9 broches) dans le connecteur correspondant situé sur le côté gauche de I'appareil. Attention si vous introduisez la prise 9 broches dans le connecteur arrière, la manipulation de vos manettes resterait désespérément sans effet, car le connecteur arrière est réservé à la liaison entre le TI-99/4A et un ou deux magnétophones. Cinquante cassettes de programmes sont disponibles en France (plus de six cents aux Etats-Unis) Nous en avons teste six.
 



MAGIE DES NOMBRES
La première, Magie des Nombres,  n'est pas un jeu à proprement parler: c'est aussi la seule cassette dont on puisse choisir une version française. II s'agit d'un module destiné a enseigner I'arithmétique aux enfants. Trois options sont possibles: «l'apprenti magicien» (deux niveaux) propose des exercices d'addition ou de soustractions Dans , I opération magique " (quatre niveaux) l'enfant peut soit répondre aux problèmes poses par l'ordinateur soit même choisir ses propres problèmes II a aussi la possibilité de choisir entre fournir le résultat d'une opération ou le nombre manquant de celle ci Enfin il peut louer ou ne pas louer contre la montre Dans le " nombre magique r (quatre nivaux), l'entant choisit une opération et un chiffre avec les mêmes possibilités de choix que dans a I opération magique » Chaque exercice est compose de dix problèmes, la résolu tien de chacun d'eux permettant la progression d'un petit lapin le long d'une échelle colores En cas de réponse exacte le problème suivant est posé elle lapin avance d une case, dans le cas contraire, l'écran affiche " repense fausse n et un nouvel essai s'impose Au bout de deux essais Incorrects, la soin
non s'affiche et l'on passe à l'étape suivante A la fin de [exercice, le score est affiché (en pourcentage), un message et une musique l'accompagnent Ce Programme, fort bien conçu, est susceptible de faire faire de rapides progrès en arithmétique à vos enfants, et tout cela par le biais du jeu.

 



CAR-WARS
La cassette  «Car-Wars» est un mélange de course de voitures et d'autos tamponneuse. Les deux voitures se présentent au départ, au milieu du bas de l'écran. Le circuit est composé de cinq pistes concentriques et il est possible de passer de l'une à l'autre Vous pouvez choisir la vitesse de votre véhicule et le moment auquel la voiture pilotée par l'ordinateur doublera sa vitesse. Le leu consiste à effectuer le plus de parcours possibles sans vous faire percuter par l'autre voiture. Pour ce faire, vous pouvez changer de voies et accélérer (bouton des manettes de direction) La voiture de I'ordinateur essaiera toujours de vous obstruer le passage. A vous de calculer votre accélération et vos changements de voies pour déjouer ses plans. En cas de carambolages, les deux voitures explosent et leurs débris traversent l'écran (du plus bel effet) S'il vous reste une voiture en réserve (vous en avez trois au total) vous revenez alors au départ. A la fin du jeu, une musique de victoire récompense le plus haut score réalisé depuis le début.
Ce jeu bien réalisé, au graphisme et à la sonorisation fort réussis, mettra vos réflexes à rude épreuve.



ZERO-ZAP
La cassette «Zero-Zap» s'apparente au flipper par certains côtés mais sous forme beaucoup plus contemplative. Lorsque la cassette est mise en route, la démonstration du jeu commence, accompagnée d'une musique ponctuée de bruits étranges. II s'agit d'un espace parsemé de briques, de croix, de losanges colorés contenant un chiffre. Une petite flèche, correspondant à la boule du flipper s'élève et ricoche sur tout ce qu'elle rencontre. Si elle touche une brique, elle la déplace, si elle touche une croix, celle-ci se transforme en un losange contenant un chiffre. Enfin, si elle touche un losange, le contenu de celui-ci s'ajoute à votre score, à l'exception du losange noir contenant le chiffre zéro qui fait dégringoler la flèche et passer au tour suivant (d'où le nom de  «Zéro Zap»). On peut jouer à un ou deux joueurs, choisir entre trois dispositions différentes ou même en créer d'autres et les sauvegarder sur cassette. Malheureusement, les seules possibilités du joueur sont pour chaque flèche (il y en a cinq en tout), d'intervertir ou non les croix et les losanges puis de déplacer latéralement la flèche à I'aide des touches fléchées du clavier de façon à l'amener au point voulu et de lancer la flèche. A partir de ce moment, aucune intervention n'est plus possible et la flèche ricoche toute seule. A la fin du leu, le meilleur score clignote, accompagné d'une musique de victoire. Au total, un jeu intéressant au graphisme quelconque.



MUNCH MAN
La cassette Munch Man s'apparente de très près au PacMan des cafés. Votre Munch Man doit se déplacer dans un labyrinthe, poursuivi par quatre horribles «hoonos» qui ont chacun leur caractère. Ceux-ci ne deviennent vulnérables que lorsque vous mangez des pilules énergétiques situées aux quatre coins) qui augmentent votre force et votre vitesse. Vous pouvez alors capturer les  «hoonos»  qui passeront en prison un temps plus ou moins long. Le but de votre Munch Man est de se déplacer en laissant derrière lui une chaîne. Lorsque tous les couloirs sont chaînés, on passe au tableau suivant. II y a soixante tableaux de difficulté croissante el vingt formes différentes d'hoonos. Comme de bien entendu, si un hoonos venait a toucher le Munch Man, celui-ci mourrait immédiatement et serait remplacé par un autre (trois au total). En conclusion, un classique des jeux de café au graphisme réussi.



HUSTLE
Avec Hustle on change complètement de genre. II s agit d'un enclos où  se déplacent deux «serpents» (le vôtre et celui de l'adversaire). Ces serpents doivent toucher des cibles apparaissant aléatoirement sur l'écran et contenant un nombre de points tout aussi aléatoires. II existe plusieurs versions selon que l'on joue en solitaire ou à deux. En solitaire, le choix vous est laissé entre des cibles à points fixes, croissants ou décroissants en fonction du temps. Vous choisissez ensuite votre niveau de jeu .A aucun moment, un serpent ne doit percuter un bord de I'en clos, l'autre serpent ou lui-même. A chaque fois que cela se produit, les points présents dans l'enclos sont comptabilisés pour l'adversaire et, à l'étape suivante, les serpents seront un peu plus longs. Dans le jeu à deux, il existe trois options: la première est identique à la version précédente, le second joueur manipulant l'autre serpent. Dans la deuxième option («Snake Fight»), les serpents ont gagné en agressivité ce qu' ils ont perdu en longueur. Non contents de toucher les cibles, ils cherchent aussi à se toucher mutuellement. Dans la troisième option «BIockade», il n'y a plus de cible. Chaque adversaire cherche à bloquer I'autre et a l'empêcher de se déplacer. Ce jeu, au graphisme simple (excepté la présentation qui montre un cheval et son cavalier traversant l'écran), est bien fait. II nécessite une bonne dose d'adresse et d'astuce. De franches parties de rire en perspective.
 



TOMBSTONE CITY
Avec Tombstone City, nouveau changement de décor et de temps. Vous voilà transporté au XXIe siècle dans une ville fantôme et vous devez combattre une invasion des terribles «morgs» sur fond de musique, de collines et de cactus. On vous demande de choisir votre niveau. Dès que celui ci est choisi, vous vous retrouvez au centre de la ville fantôme inaccessible aux monstres. En dehors de la ville, un paysage composé de cactus et de monstres mauves. Puis soudain, apparaît un morg. II se dirige vers vous mais ne peut franchir les portes de la ville. Pour être vraiment efficace, vous devez sortir de la ville et abattre tous les monstres. Chaque monstre mauve abattu disparaît. Chaque morg abattu se transforme en cactus. Si deux cactus sont côte à côte, ils deviennent un couple reproducteur de morgs. Si vous tuez un morg près d'un couple reproducteur, le tout se transformera en un ou deux morgs. Les cactus isolés sont indestructibles et arrêtent les tirs. Votre but est donc de détruire les monstres mauves (Ils sont d'ailleurs inoffensifs et peureux et fuient à votre approche) et de tuer les morgs en évitant de former de nouveaux couples reproducteurs et en essayant de détruire ceux existants. En cas de panique (si vous êtes sur le point d'être avalé par un morg, vous pouvez toujours appuyer sur la barre d'espace: vous perdez mille points, mais vous vous retrouvez en sécurité au centre de la ville Si vous arrivez à détruire tous les couples reproducteurs, un nouveau jour se lève, plus difficile et une vie vous est rajoutée (vous en disposez de de dix au départ). Au total un bon leu de réflexe.


 

UN ORDINATEUR PROGRAMMABLE
Etudions maintenant les possibilités que nous propose le TI 99/4 A en tant qu'ordinateur programmable. Pour cela, il dispose d'un Basic résident occupant 22 K associé à 16 K de RAM en version de base. Il travaille grâce à un microprocesseur de 16 bits (une nouveauté pour un ordinateur familial) . Le clavier du TI 99/4A, QWERTY, bien entendu, permet une frappe agréable et très rapide. II possède majuscules et minuscules et l'on passe des unes aux autres soit par les touches Shift (il en existe une de chaque côté), soit par la touche Alpha-Lock qui permet de bloquer le clavier en position majuscule. Les touches sont à répétition automatique. La barre d'espace est largement dimensionnée. Enfin, il existe trois touches plus particulières: la touche Enter située à droite du clavier, bien accessible et les touches Contrôle (CTRL et Fonction (FCTN) qui permettant d'avoir accès aux signes de ponctuations et aux symboles inscrits sur la face avant de certaines touches, ainsi qu'aux fonctions spéciales des touches chiffres. L' apprentissage du Basic pourra se faire grâce au manuel fourni (en français), progressif et très didactique. Le TI Basic tourne vite. Le programme suivant:  10 FOR I = 1 TO 10000 20 NEXT I met trente secondes à être exécuté. Les mots clés peuvent être orthographiés en majuscules ou minuscules, mais les espaces sont absolument obligatoires En dehors des instructions habituelles du Basic standard, le TI Basic comprend certaines instructions fort intéressantes:
Numérotation automatique avec choix de la ligne de début et choix de l'incrément.
- Renumérotation avec renumérotation automatique des GOTO et GOSUB.
- Mode TRACE qui vous permet de suivre pas à pas le déroulement de votre programme.
- Comme dans la plupart des Baslcs, l'instruction LET est facultative.
- IF THEN ELSE présent mais limité à des branchements.
- Instructions READ DATA, RESTORE
- Les fonctions mathématiques sont complètes. Tout au plus pourrait-on regretter l'absence de PI en mémoire.
 - Fonctions RND et RANDOMIZE - Les fonctions de chaîne sont complètes mais un peu particulières: la fonction SEG donne la sous chaîne composée des Y caractères à partir du Xe de la chaîne de départ. La fonction POS, très puissante, détermine la première position de la chaîne deux à l'Intérieur de la chaîne un.
- Possibilité de définir une fonction par DEF.
- Les instructions de traitement de fichier sont complètes.
- Les tableaux peuvent débuter au choix à l'indice 0 ou 1.
- CALL HCHAR permet la répétition horizontale d'un caractère à partir d'une position donnée et cela n fois.
- CALL VCHAR fait la même chose verticalement.
- CALL GCHAR permet l'obtention du code d'un caractère affiché à l'écran.
- CALL CHAR vous permet de créer vos propres caractères graphiques.
- CALL KEY permet de scruter le clavier : très utile dans tous les jeux d'action, ainsi que CALL JOYST (pour les manettes de jeu).
Les fonctions sonores et couleurs du TI-99/4A sont très complètes et très faciles d'emploi.
- CALL COLOR permet de définir la couleur du caractère et celle de son fond.
- CALL SCREEN permet le contrôle de la couleur de l'écran.
L'utilisation de ces deux fonctions permet la gestion complète de la couleur grâce à la palette de seize couleurs dont dispose cet ordinateur. Le son n'est pas en reste.
- CALL SOUND permet la synthétisation bien simultanée de trois notes dont on peut contrôler durée, fréquence et puissance. Cette même fonction permet de synthétiser huit bruits pré codés correspondant aux bruitages habituels des jeux vidéo.
- Enfin les possibilités d'édition sont complètes et pratiques. Malheureusement, à coté de ces grandes qualités, existent certaines imperfections:
- Limitation à quatre lignes des instructions et des constantes-chaîne.
- Les variables chaîne sont limitées à 15 caractères à l'entrée et à 255 caractères au total.
- Les GOTO et GOSUB n'acceptent que la numéro de ligne exact (message d'erreurs dans le cas contraire) ainsi d'ailleurs que les ON GOTO et ON GOSUB.
- Les fonctions logiques sont privées de OR, AND, NOT.
- Les tableaux sont limités à trois dimensions.
- II n'est pas possible de commander l'impression à une ligne donnée de l'écran.
Les extensions que vous pourrez utiliser avec votre TI-99/4A sont nombreuses et certaines très intéressantes pour un appareil de ce prix. Tout d'abord, vous pouvez changer de langage de programmation. II existe en effet un Basic étendu, un langage Pascal, un langage Logo (pour les enfants) et un langage assembleur. La mémoire peut être à 48 K par adjonction d'une mémoire RAM supplémentaire de 32 K (mais utilisable seulement avec le Basic étendu, ce qui signifie des frais supplémentaires). Parmi les autres extensions, nous trouvons:
- des manettes de directions, très pratiques pour les jeux d'adresse.
- une imprimante ( jusqu'à 80 caractères par ligne).
- un coupleur téléphonique (modem).
- un système de disquettes composé d'un contrôleur et d'une à trois unités de disquettes.
- enfin, il existe même un synthétiseur de parole (en anglais bien sûr).
Au total, Texas Instruments avec le TI-99/4A a réalisé la conjonction heureuse de la console de jeu et de l'ordinateur programmable. Ceux qui, dans un premier temps, ne l'utiliseront que pour les jeux vidéo pourront ensuite s'initier aux joies de la programmation et même étendre leur système ultérieurement et cela sans restrictions majeures.


©Jacques Barbeau - TILT N°2
 

 

 


TILT N°7 - Laurent Broomhead surpris en pleine partie de TombStone City :-)


 



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